26 avril 2007
A mother's work is never done
Suite à une réflexion faite en sa présence sur la quasi-nullité de mon talent culinaire (il faut dire que le peu de confiance en moi que j'avais de ce côté a été érodé par le fait de vivre cinq ans avec un cordon bleu qui se lançait dans des critiques constructives quand je me lançais dans une recette aussi risquée que des coquillettes au beurre), ma mère m'a fait un petit cadeau.
Un livre de cuisine pour débutants.
Sous-titre : "Votre mère ne vous a pas appris à faire la cuisine ? Il n'est pas trop tard".
Je suis sûre qu'elle s'est sentie visée en lisant le sous-titre. Elle se débrouille bien elle aussi (elle fait du varié, du léger, du savoureux... un régal) mais ne m'a jamais montré comment faire. Bon, j'aurais dû demander aussi.
J'ai feuilleté. Il y a des recettes au nom compliqué (j'ai ouvert le livre au hasard et suis tombée sur des "brochettes d'asperge au parmesan"), mais aussi la recette de l'oeuf dur et celle de l'oeuf à la coque. Si.
Promis, demain je m'y mets.
Comme chien ou chat ?
Quelle est la différence entre un chien et un chat ?
Le chien se dit : "Ils me protègent, me nourrissent, s'occupent de ma santé, m'aiment... ce doivent être des dieux !"
Le chat se dit "Ils me protègent, me nourrissent, s'occupent de ma santé, m'aiment... je dois être un dieu !"
Et vous, êtes-vous chien ou chat ?
20 avril 2007
Les bonnes manières au lit
Ce blog a déménagé. Il se trouve désormais sur : http://dusoleilaucoeur.fr
Vous pouvez lire et commenter cet article sur la page "Les bonnes manières au lit".
Il se trouve aussi dans la catégorie "Les hommes et les femmes" qui parle de rapports entre hommes et femmes et de sexualité.
Voici l'article original :
Je réponds ici un peu plus longuement à un récent article de Whereistheone, un double billet consacrés à des "erreurs" féminines en matière de sexe.
Whereistheone/Marjorie me fait sourire lorsqu'elle recommande par exemple de ne pas passer trois heures à se préparer avant les ébats, ou de ne jamais, au grand jamais, montrer le haut de ses mi-bas à son partenaire. Sûrement pas faux, tout ça !
Là où je ne la suis pas du tout, c'est quand elle semble expliquer aux femmes qu'il "faut" aimer telle ou telle chose. Que ne pas faire de fellation (par exemple) est inexcusable.
Parce que dans ce registre là, on peut aussi aller beaucoup plus loin : "Amies femmes, pourquoi refuser l'échangisme ? Les hommes adorent ça et la femme qui fait semblant d'y prendre plaisir marque réellement des points dans l'esprit de son partenaire!"
Le sexe, ça sert avant tout à avoir du plaisir, des deux côtés. Je trouve que faire quelque chose à contrecoeur et alors que ça nous dégoûte est un cadeau empoisonné à offrir à notre partenaire. N'en tirer aucune conclusion sur mes préférences perso, c'est une question de principe et ça me paraît élémentaire.
Sans la liberté de ne pas faire, il n'y a pas de plaisir de faire.
Si on inverse les choses.... Imaginons que je me retrouve au lit avec un monsieur qui n'aime pas pratiquer un cunnilingus (par exemple). Est-ce que ça me plairait de savoir qu'il est là uniquement par courtoisie, parce que "ne pas en faire est inexcusable" ? Qu'en réalité, c'est une corvée qui le dégoûte et lui donne le haut-le-coeur ? Non, bien sûr. Je préfère qu'il fasse l'impasse et qu'on s'amuse tous les deux.
Evidemment, il y a aussi ceux qui sont incapables de faire une impasse, autrement dit, qui préfèrent satisfaire une envie, quitte à ce que leur partenaire s'ennuie, ait mal, ou passe un mauvais moment. Ceux-là sont parfois capables de vous mettre la pression, de vous faire un chantage psychologique plus ou moins subtil pour que vous cédiez ("Je suis puni??"). Attention, je ne parle pas de celui qui sait "donner envie". Je parle du sinistre égoïste qui cherche à vous forcer la main. A éviter absolument à mon avis.
Il y a tellement de manières de prendre du plaisir ensemble qu'il ne devrait pas y avoir de passage obligé, normalement... Le reste est une affaire de goût. En plus, les goûts et les envies évoluent avec l'âge et les moments.
Et dans des cas extrêmes, me direz-vous ? Parce qu'il y a quand même des limites. Qu'est-ce qui est indispensable à une relation sexuelle à court terme ? Ou à long terme ? Y a t'il des choses sur lesquelles on ne peut pas faire l'impasse du tout, d'un côté ou de l'autre, pour des raisons variables (goûts, mais aussi problème de santé) ? La pénétration, par exemple ?
Je n'ai pas connu le problème... mais quitte à être utopiste et optimiste sur l'étendue des choses à faire et à essayer entre adultes consentants, j'aurais tendance à répondre non.
19 avril 2007
Marchez, marchez...
J'aime bien "La Marseillaise"... version intégrale.
Enfin, la version officielle à sept couplets, la version originelle en comptait 14 et un des couplets "des enfants" a été supprimé. Si je compte bien, seuls subsistent 7 couplets sur 16.
Elle est très bien écrite, la Marseillaise. Musique et mots. Alors que le contenu (chant de guerre un peu pompeux, un peu outré, mais aussi violent, limite xénophobe) ne me ressemble pas du tout.
Elle est pleine d'exclamations, d'images, de testostérone, d'insultes même (mais des insultes chic : Despotes sanguinaires. Complices de [François Claude de] Bouillé. Mercenaires. Tyrans. Perfides. Parricides.). Bref, un chant de colère, écrit dans un contexte très violent. Et qui bouge, donc. Taratataaam !
Reste que : "[...] Liberté, liberté chérie / Combats avec tes défenseurs / Sous nos drapeaux, que la victoire / accoure à tes mâles accents / Que tes ennemis expirants / soient ton triomphe et notre gloire", c'est bien tourné, non?
Par comparaison, je n'y peux rien mais les versions du type "aux rêves citoyens" me semblent assez creuses et plates. Même si, sur le fond, elles sont nettement plus adaptées à un contexte de paix.
Evidemment, le couplet des enfants et le passage qui commence par "S'ils tombent, nos jeunes héros, la terre en produit de nouveaux...", je suis déjà beaucoup, mais alors beaucoup moins fan. Je reste une mère.
Je crois avoir lu quelque part que Rouget de Lisle aurait écrit avec une dose de second degré et de dérision... canular ? ... Allez savoir?!
18 avril 2007
Comme le Messie
Quand je viens la chercher à la crèche...
La porte qui sépare le couloir de la salle où jouent les enfants quand j'arrive a une petite ouverture vitrée, à hauteur de la tête des enfants.
Avant de la franchir, cette porte, je commence toujours par jeter un coup d'oeil dans le carré vitré, pour voir si j'aperçois ma fille.
Quand elle est dans le champ de mire, elle ne met jamais longtemps à me voir à son tour. Oui, même si elle et occupée à jouer. Et elle vient aussitôt vers moi, de son petit pas de pingouin remuant, en souriant et en m'appelant. Ravie, évidemment. Parfois, je joue un instant avec elle à cache-cache derrière la vitre, mais je ne tarde pas trop à la retrouver.
Le plus souvent elle se jette dans mes bras pour un gros câlin (mhhh son odeur de bébé!) et fait très rapidement "au revoir" à la cantonnade.
De la part de quelqu'un qui ne sait pas parler, peut-on imaginer un accueil qui fait plus chaud au coeur ?
17 avril 2007
Le dernier tabou
Un des principaux tabous de notre société, c'est la mort et la maladie.
Pourtant, elles nous concernent tous, à des degrés divers...
J'ai vu il y a quelques années une femme hospitalisée qui parlait de ses "polypes" et à qui l'équipe médicale avait caché qu'elle avait en réalité un cancer du côlon, histoire de ne pas la faire paniquer. Le cas ne doit pas être isolé.
Il me semble que l'approche probable de la mort pour une personne est une chose tellement importante à "gérer" que dans l'idéal, elle ne devrait pas être cachée.
Evidemment, les choses sont peut-être très différentes pour quelqu'un qui ne croirait pas à une forme d'existence après la mort.
Je parle évidemment aussi pour moi. On peut partir n'importe quand, tôt ou tard, brutalement ou en pouvant s'y préparer. Il reste que c'est à mes yeux une porte à franchir et que si j'avais le choix, je préfèrerais la voir venir. Tant qu'à subir un examen de passage, autant avoir révisé plutôt que subir au débotté une interrogation surprise.
Mourir, c'est se séparer d'une immense partie de ce qui faisait notre identité, c'est laisser derrière soi toute notre personne et notre vie en ce monde et aller vers l'inconnu. Pas évident à imaginer. Tant qu'à partir pour un continent inexploré, autant laisser des affaires en ordre derrière soi.
Je ne voudrais pas non plus que l'on me parle avec plus de réserve ou de déférence si j'étais malade. Si mon corps se dégrade, je reste une personne. Je voudrais que mes proches restent proches et soient capables de me dire au revoir le moment venu, que mes amis restent prêts à partager des moments plaisants jusqu'au bout. Tant qu'à être sur le départ, autant ne pas perdre les derniers instants.
Voilà pourquoi je ne voudrais pas qu'on me cache une maladie potentiellement mortelle, si j'étais malade. Je voudrais bien sûr avoir une idée assez claire des risques que je cours, des espoirs de guérison aussi et avoir la possibilité, si je le souhaite, d'avoir à quelqu'un à qui parler de la mort.
Il semble que ce n'est pas le cas de tout le monde : faire le deuil de sa vie, c'est quelquefois passer par les différentes phases du deuil, y compris le déni. Cela dépend des personnes, des habitudes, des croyances sûrement. Je ne pense pas qu'il faille forcer le passage de ces phases, simplement être là en cas de besoin.
Je souhaite à tout le monde de quitter ce monde à la manière de mon grand-père. Très croyant, il s'est éteint chez lui, après avoir pu dire au revoir à tous ceux qu'il aime.
Et il était prêt... Il priait : "Seigneur, c'est quand Tu veux...!"
16 avril 2007
Tropiques en salle
Nouveau cours de gym hier, mais avec un horaire différent, et cela change tout.
Ce qui était formidable dans une vaste salle bien aérée prend une toute autre tournure dans une salle plus petite et surtout surpeuplée. Est-ce la réalité d'un club de sport "normal" ?
Bien sûr, on peut encore bouger, mais moi qui n'aime pas la foule, je suis servie...
Certes, une partie de mon esprit reste occupé à suivre les chorégraphies et à s'amuser.
Une autre partie, par contre, doit veiller à ne pas envoyer de pied ou de main dans la figure ou l'épaule des plus proches voisins (un pas pris en retard ou en avance suffit à provoquer un accident).
Une autre partie pour éviter, inversement, les coups reçus par les voisins.
L'humidité (chaleur + transpiration) est telle qu'une buée de condensation apparaît rapidement sur les miroirs qui décorent la salle... puis à terre. Oui, à terre. Très vite, j'ai eu l'impression d'être sur un sol glissant.
Sans doute l'horaire, plus tardif que d'habitude ? La prochaine fois, je serai à nouveau parmi les matinaux, si possible...
14 avril 2007
Kronk
Vous avez dit homme immature ?
En voici un que je trouve attachant, attirant même... mais sidérant.
Kronk a bientôt quarante ans, en fait dix de moins et se conduit comme un très jeune homme. Il sort souvent, a un réseau d'amis (et de "copines") assez impressionnant, traque le "bon plan" et papillonne de femme en femme (pardon!... lui les appelle "filles" ou "nénettes"). Bref, une vie de célibataire.
Il ne semble d'ailleurs pas très sélectif sur les femmes avec qui il sort. Même s'il ne la trouve pas attirante, une femme qui lui fait du rentre-dedans a de fortes chances de le séduire. Celle qui cherchera à le garder, par contre, aura du pain sur la planche.
Kronk est évidemment vexé comme un pou lorsqu'une femme qui lui plaît lui dit non.
Kronk est horrifié lorsqu'il apprend que sa dernière conquête avait en fait trois ans de plus que lui (ciel, une vieille!). Et qu'en plus elle avait des enfants (Enfer et damnation ! Ce n'était pas écrit sur son front!!)
Kronk parle volontiers de sa petite santé et de ses bobos.
Kronk est franchement très gentil et serviable, mais manque totalement de tact et de diplomatie. Il a le mérite de dire ce qu'il pense -c'est déjà un point admirable, surtout chez un homme- mais peut être blessant sans même s'en rendre compte. C'est involontaire, donc difficile de lui en tenir rigueur, c'est plutôt curieux à observer qu'autre chose.
Un homme très curieux, donc. Il vit la vie qu'il souhaite et c'est tant mieux, mais pas dans le même monde que moi.
Qui serait en droit de juger de ce qui rend quelqu'un d'autre heureux?
07 avril 2007
Toutouyoutou
Adolescente, je n'étais pas sportive pour un sou et je me préoccupais très peu de mon apparence physique. Dans mon esprit, notre enveloppe charnelle n'était là pour nous accompagner que quelques dizaines d'années, donc je ne voyais pas l'intérêt de s'en soucier. Au collège, j'avais même pris position contre le sport dans une rédaction de français, c'est dire...
Et puis une grosse vingtaine d'années après...
...en partie pour une occasion de voir F., en partie par curiosité, j'ai accompagné Lina à mon premier cours de bodi attack il y a une semaine.
Ce qui est surprenant, c'est que je m'y suis complètement retrouvée et beaucoup amusée. Oui, là aussi, c'était ma place.
Je déteste les ambiances surpeuplées et les salles qui puent la transpiration ? Oui, mais là la salle était assez grande et sans doute bien aérée.
J'avais peur du côté industriel, impersonnel d'un cours collectif ? J'étais là avec des amis, et puis le bodi attack c'est très ludique, très amusant, et j'ai adoré.
J'avais peur de finir l'heure à ramasser à la petite cuiller ? Non, j'ai tenu le coup, même si j'ai senti que j'arrivais à la limite de mon endurance. Sans doute le fait d'avoir continué à courir m'a aidée. J'ai même enchaîné, avec les autres, le cours de bodi pump qui suivait. D'accord, je n'ai pas utilisé les poids les plus gros, mais c'était déjà ça.
Je n'aime pas les gens superficiels et qui se "la jouent" ? Oui, mais là, les cris d'effort et de jubilation du prof au milieu des instructions, c'était plutôt amusant (je suis incapable de prendre au premier degré un type qui fait "aaarrrrrhhhh!! Youuuuhouuuuu !!!" pour montrer comme il est content d'en baver).
Bref... j'y retourne tout à l'heure.
Oui, ce corps ne m'accompagne que quelque temps encore, et il a ses failles... mais autant le garder en bon état et lui faire plaisir de temps en temps. On s'entend bien maintenant.
06 avril 2007
"Si je ne récure pas ta baignoire, qui le fera ?"
Il y a quelques jours, j'ai reçu la visite de ma mère, qui venait m'apporter un meuble dont elle ne se servait plus. Nous avons pris un thé.
Tout d'un coup, elle a avisé la porte de mon four... et m'a demandé la permission de le nettoyer.
Un peu interdite, je l'ai laissée faire. J'avais l'impression d'être dans un bouquin que j'ai lu il y a quelques années, "le manuel des célibataires", où la mère d'un homme célibataire se met à faire le ménage en disant "si je ne récure pas ta baignoire, qui le fera?".
Soit, je ne suis pas une fée du logis, et ai plutôt tendance à penser que très peu de personnes, sur leur lit de mort, regrettent de ne pas avoir fait le ménage plus souvent (sauf s'ils meurent pour avoir dérapé sur une couche de poussière un peu glissante). Mais tout de même, de là à ce que ma mère vienne faire le ménage chez moi... ça a un côté grande immature assistée... !
N'allez pas imaginer non plus que ma mère soit une mère au foyer de base, pour qui astiquer un four ou préparer les meilleurs petits pois du quartier donne un sens nouveau à la vie. Non, c'est une femme extraordinaire, une des rares de sa génération à avoir fait une brillante carrière scientifique, sans négliger pour autant sa vie de famille. Sauf que en plus, elle excelle aux fourneaux, aux balais et chiffons, etc.
Des complexes, moi ?...
Non, je ne me laisserai pas influencer. Je continuerai à faire le ménage au rythme qui me paraît raisonnable. Na.
Si ma mère veut intervenir, je ne vais quand même pas la contrarier quand même, c'est une question de respect....
