Travaux en cours

Le journal d'une maman solo qui tient à ses (au moins) deux casquettes : femme et mère.

06 septembre 2007

Polichinelle

Il y a des parents de personnes majeures, vaccinées, adultes, quoi, qui sont un peu intrusifs dans la vie de leurs enfants. Et que fais-tu par ci, et comment vont les amours par là, et tu devrais faire quelque chose pour ta culotte de cheval (pauvre Cordélia), et il serait temps de faire des enfants à ton âge, tu ne crois pas, et qu'est-ce que c'est que cette orientation professionnelle, ce n'est pas sérieux, tu ferais mieux de faire ci ou ça ? Etc. etc.

Pas les miens.

Parfois ils devinent, et je sais qu'ils devinent. Ils posent peu de questions, parfois me tendent des perches que je n'attrape pas.

Moi : "Dis Maman, Pourrais-tu garder Raphaël mercredi ? Lex prend les enfants le soir et je vais me prendre une journée.
Elle : Ah, tu vas aller au sport le matin, c'est ça ?
Moi : Non."

Et elle n'insiste pas.

Plus tard, j'ai déposé Raphaël chez eux depuis peu :

Moi : "Allô Papa, merci de ton message ! [blablabla]...
Lui (curieux) : ... Mais, j'entends du bruit, là, tu es dans un train ?
Moi : Oui. (mon train habituel, mais là n'est pas la question).
Lui : Ah ? Et tu vas loin ?
Moi (brève hésitation. C'est quoi, loin ?) : Non".

Et il n'insiste pas.

Le soir :

Elle (après m'avoir donné des nouvelles des enfants, peut-être étourdiment) : "Tu as passé une bonne journée ?
Moi : Oui.
Elle : Et tu es rentrée chez toi, là ?
Moi (gaiement) : Non, pas encore. Demain.
Elle : ... Euh bon, je t'appelle donc sur ton portable s'il y a quelque chose"

Il y a quelqu'un dans ma vie, c'est un secret de polichinelle. Et eux font presque semblant de ne pas le voir. Admirables.

Vous êtes beaucoup à avoir les mêmes ?

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29 août 2007

Impair en nombre impair

Ca s'est joué à une minute près.

J'avais déjà mis un peu d'ordre sur mon bureau et éteint ma machine. Debout, sac à l'épaule, j'étais en train de souhaiter une bonne soirée à mes collègues, lorsque le téléphone a sonné.

Un coup d'oeil à mon cadran : Cela ne ressemble pas aux numéros des quelques clients qui connaissent ma ligne directe. Cela ressemble un peu au numéro professionnel de Lex, à qui j'ai pourtant demandé d'utiliser plutôt mon portable. Dans le doute, je décroche.

"Vous êtes Madame Tsouinn ?

Quand la première chose qu'on vous sort au téléphone, c'est votre nom tout écorché, en général c'est mauvais signe. Cela sent la liste téléphonique revendue à la sauvette, le spam téléphonique, et cela m'irrite. Mais là, je ne suis pas chez moi.... quel client est donc en possession d'une version fantaisiste de mon nom ?

- Heu, oui, enfin, Cinn
- Ah oui, le nom était mal écrit sur le papier... C'est le fleuriste Machin, nous avons des fleurs à vous livrer, pouvons-nous venir maintenant ?
- ... Mais je ne suis pas chez moi...
- Mais vous êtes bien rue XXX ?
- Heuu, oui, mais je suis sur le départ...
- Je suis juste à côté, c'est de la part de Monsieur Yex
?"...

Des fleurs, là, maintenant, tout de suite ? Et de la part de Lex ?! Il me fait livrer un bouquet, là, juste quand je suis sur le départ ? C'est quoi ces manipulations foireuses ? Non mais il exagère ! Je vais en faire quoi, maintenant, de ce gros truc, dans les transports ?... (quoi, quoi, comment ça je ne suis jamais contente?).

La fleuriste insiste, plaide, supplie presque. Elle peut être là dans un quart d'heure. Cinq minutes. Deux minutes, le temps de l'emballer. Bien sûr, pour elle, c'est aussi un travail à terminer. J'accepte de l'attendre en bas de l'immeuble à ma sortie (imminente).

Un quart d'heure plus tard, je suis dans mon train, tenant contre moi un joli bouquet rond, et odorant aussi, car il est décoré de feuilles de cassis. Rouge sombre et vert menthe, enveloppé de papier vert pâle, noué par une cordelette. Du cassis. Sniffe, sniffe. Cette senteur. Ils ont bien fait les choses. Comment ont-ils fait pour savoir que l'odeur me rappellerait le jardin de la maison où j'ai grandi ?IMGP1941bis

Je suis touchée, évidemment. Lex m'a offert une seule fois des roses...  mais des roses virtuelles, alors que nous n'étions qu'amis. En termes plus terre-à-terre, une simple image. Au premier plan, des roses blanches. Juste derrière, des rouges.

Cette fois-ci, une enveloppe épinglée au bouquet contient une carte toute simple  : "Merci".

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26 août 2007

Mouchards

La nuit tombe lentement. Sous la lune ronde, la voiture file sur l'autoroute vers la fin d'un week-end.
Il conduit d'une main, tient de l'autre la mienne. Bercée par la route, je somnole presque.
De la journée passée ne subsistent plus que des grains de sable restés collés à mes pieds.
Obstinément, des grains de poussière de vacances.

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25 août 2007

Ouikende de rêve, deuxième

Résumé des épisodes précédents : partie en week-end prolongé avec un grand brun dont le génie pour sniffer des bornes Wi-Fi lui permet de donner quelques bribes de nouvelles à ses lecteurs adorés, Cinn avait néanmoins complètement oublié (ou, pour être tout à fait honnête : sciemment omis) de signaler son absence à Lex, qui menait de son côté, et pour quelques jours encore, la double vie de père et d'actif, jonglant entre les exigences de sa nounou et celles de son employeur. Y'a pas de raison qu'on soit toujours les seules à en baver non plus, non mais alors sans blague!...

C'était compter sans l'automobiliste qui a déboîté brusquement, sans prêter attention au fait qu'il envoyait voler à terre Lex et son scooter... avant de continuer sa route sans demander son reste. Lex est tombé tête la première sur le bitume, a roulé sur le sol et a perdu conscience.

Arrêt sur image. Grandbrun et moi sommes donc en "vacances" depuis un peu moins de vingt-quatre heures. Message téléphonique. Oui, Lex est vivant et conscient (sinon, il n'aurait pas pu laisser de message, soyez un peu logique, quoi!), mais il est à l'hôpital, attendant qu'on daigne s'occuper de son cas. Ca tombe mal, il avait un gros travail à finir aujourd'hui. Quant aux enfants, ils sont chez la nounou. Il me tiendra au courant pour me dire si je dois prendre la relève ce soir avec les enfants : "Je ne sais pas si tu as prévu quelque chose ce soir, enfin, je ne veux pas gâcher ta soirée...".

La soirée ?....  Si je reviens chez moi, c'est juste trois jours de congé, sans doute les seuls avant un bon moment, qui vont voler en éclats. Mais pour l'instant, lui ne le sait pas.

Lex attend son scanner. Oui, il me tiendra au courant des résultats.

Quelques heures plus tard, les résultats arrivent. Tout va bien a priori.

On a dit a priori. Car les médecins sont prudents dans ces cas là et n'excluent pas la thèse de la micro-hémorragie invisible au scanner qui va se réveiller sournoisement quelques heures après. Théoriquement, Lex ne doit donc pas rester seul pendant les prochaines 24 heures. Heureusement, il a prévenu ses amis les plus proches... et moi :

"... Si je dois aller à l'hôpital pendant la nuit, je te préviendrai"...

Ce qui serait tout à fait logique si j'étais effectivement chez moi... sauf que je suis à deux heures de route, et non plus à cinq minutes. Dilemne. Prendre le pari que tout irait bien, le laisser dans l'ignorance ? Impensable. J'aurai l'air de quoi après, s'il se passe quelque chose ?

Il a donc fallu que je révèle à Lex que je n'étais pas chez moi, avec la conséquence que cela entraînait : car pour Lex, mon absence (car je ne lui ai rien dit d'autre) ne pouvait signifier qu'une chose : il y avait quelqu'un d'autre dans ma vie. Pour lui, cela a dû faire beaucoup de choses à gérer d'un coup... et ses appels se sont multipliés dans l'après-midi (ma messagerie a été saturée le soir). Sérénité,guéguerre ? Impossible de savoir comment il va réagir à cette idée dans les semaines qui vont venir.

Si j'ai l'impression d'avoir ouvert une petite boîte de Pandore, du moins Lex avait-il cette fois les éléments suffisants pour évaluer plus clairement la situation immédiate. Il a été convenu que je ne viendrais qu'en cas de problème cette nuit-là, et non en préventif. Il lui suffirait de laisser les enfants en transit chez la voisine pendant deux heures. Ouf.

Les vacances pouvaient continuer.

Ou plutôt auraient pu continuer, sans une autre farce du "destin" :
"Allô, rappelle-moi tout de suite, c'est très urgent!".

Lex : 2, Ouikende dolce vita : 1.

Ses clés...! il avait perdu ses clés. Il les avait cherchées partout, rien n'y a fait : elles avaient dû tomber de son blouson tandis qu'il était traîné sur le goudron après sa chute. Or, il m'en avait confié les doubles (clés de voiture et de son appartement). La suite ? C'était le serrurier ou moi. Sauf que le serrurier ne l'aurait pas aidé à récupérer l'usage de la voiture.

Ils sont combien au monde, les hommes prêts à faire six heures de trajet pour faire économiser à l'ex de leur amoureuse le prix d'un serrurier, et ce après que l'ex en question leur a pourri leur après-midi en appelant environ une fois toutes les demi-heures, ceux prêts à faire tout ça sans dire pis que pendre (du moins pas à haute voix) de la personne en question ? Ceux dont les bras ouverts, au retour, juste après minuit, sont capables de faire oublier en un instant les fatigues de la journée ?

Lex : 2 ; Week-end dolce vita : 25.

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24 août 2007

Un partout

C'est moi ou quoi ? Il y a des week-ends en amoureux qui prennent un tour inhabituel.

Est-ce que c'était vraiment un week-end, techniquement ? Le débat se pose. En tout cas l'occasion était magnifique. Quelques jours de congés pris il y a bien longtemps, prévus à l'origine pour emmener les enfants respirer l'air marin. Un changement de planning, voulu par Lex, a abouti à ce que les enfants restent avec lui pendant cette presque semaine de congés (quand on est en week-end le mardi soir, c'est presque un congé non?).

Il se trouve aussi que Grandbrun (c'est lui qui a choisi son pseudo, hein, alors on se tait), de son côté, se trouvait également en congés et dépourvu de sa descendance pendant ces quelques jours. Configuration astrale incroyable, inespérée, quasi-miraculeuse, donc, qu'il aurait été criminel de ne pas mettre à profit pour mettre les voiles (sens figuré) vers un joli petit port (au sens propre), à deux ou trois petites heures de route.

Nous avons formé une équipe très efficace. Grandbrun sur son blanc destrier au volant, Cinn piquant du nez sans complexe en copilote aussi zélé qu'infaillible. 

Les heures qui suivirent furent l'occasion de merveilleuses découvertes l'un sur l'autre, toutes ces petites choses que l'on apprend lorsque l'on passe un peu de temps avec quelqu'un. Je suis donc en mesure d'annoncer publiquement que le Grandbrun possède de nombreuses fonctions utilisables dans des situations les plus diverses.

- électricien hors pair : en arrivant dans la chambre d'hôtel qui nous était réservée (coquette, spacieuse, un coup de coeur à saisir), nous avons dû constater que rien ne se passait quand on appuyait sur l'interrupteur principal de la pièce. Qu'à cela ne tienne ! Grandbrun a presque immédiatement perçu, d'une manière sans doute intuitive et mystérieuse, qu'il suffisait d'asséner un coup énergique sur le côté de la lampe pour mettre fin au faux contact. Que la lumière soit! Et la lumière fut.

- calorifère : on est peut-être théoriquement en pleine canicule, mais la proximité de la mer (ça ne peut être que ça) faisait qu'il faisait un peu frisquet dans le joli petit restaurant-avec-vue-sur-le-port-ultra-ravissante où nous nous sommes restaurés le soir même. Car le petit restaurant était certes romantique au possible, mais on y aimait l'air du large au point de garder les fenêtres ouvertes jusqu'à une heure avancée de la soirée... Fort heureusement, à elles seules, les mains toutes chaudes de Grandbrun autour de celles de Cinn ont su réchauffer la petite chose bleuâtre et frigorifiée qu'elle était devenue. Nota : pour imaginer correctement la scène, il n'est pas inutile de préciser que Cinn portait un blouson par dessus son pull, tandis que Grandbrun portait une légère chemise d'été, manches courtes, deux boutons négligemment ouverts.

- de plus en plus fort, voire unique au monde. Mesdames et Messieurs, Grandbrun a un mystérieux talent, un flair surnaturel pour repérer les endroits où il y a le Wi-Fi. Sans même déplier le portable dont il ne se sépare que difficilement et sous la torture, il lui suffit d'humer l'air pour déclarer qu'il en sent un pas très loin, par là. Ou (avec une grimace de dépit) : "Oh... une clé WEP. Il va juste me falloir un peu plus de temps alors...".

Tout allait donc pour le mieux jusqu'à un message téléphonique de Lex, tombé de nulle part :

"J'ai eu un accident...."

Week-end de dolce vita : 1 ; Lex : 1

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18 août 2007

Just Whistle

Il y a des fois où la vie semble couler de source. Où il on dirait qu'il vous suffit de siffler, de claquer des doigts ou de dire "supercalifragilisticexpialidocious", pour que la chance vous sourie, que tous les feux passent au vert dès que vous approchez, que la dernière baguette de la boulangerie soit pour vous, et tutti quanti.Bewitched_Wallpaper

Vous passez devant un cinéma avec l'idée de repérer l'horaire d'un film pour dans l'après-midi. Tiens ! Celui que vous vouliez voir est précisément sur le point de commencer. Là, dans dix minutes. Le temps de prendre votre place, et vous aurez échappé à toutes les pubs.

Vous entrez dans la salle de cinéma bondée. Vous êtes deux, mais les seules places disponibles sont isolées et systématiquement à quatre rangs de distance les unes des autres. Vous vous demandez si cela va être aussi divertissant de suivre le film toute seule dans votre coin et d'attendre la fin de la séance pour faire le debriefing qui s'imposera avec le grand brun qui vous accompagne.  Et voilà que ledit brun repère un quidam assis entre deux sièges vides, dans un recoin de la salle qui vous avait complètement échappé. Le quidam aurait-il la gentillesse de... ?... et voilà comment on se retrouve à occuper les deux dernières places mitoyennes de la salle pour regarder "Ratatouille" (excellentissime, "Ratatouille", d'ailleurs).

Un peu plus tard, vous déjeunez au snack-bar voisin. Vous ne prenez que deux menus, mais le vendeur, avec un sourire, et sans la moindre raison rationnelle de vous faire une fleur, vous tamponne d'office tous les espaces restant sur votre carte de fidélité.

marypoppinsA moi Sainte Marie Poppins ! Les enchanteurs ne sont pas loin...

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03 août 2007

Relique rouge

Que faites-vous de la petite bande rouge qui entoure certains livres neufs ?

Vous savez, cette petite bandelette lâchement calée autour de la couverture, prête à tomber à tout moment si vous ouvrez le bouquin, et qui vous informe au choix :

  • que l'ouvrage s'est vu décerner le prix Goncourt, Fémina, ou le Grand Prix de la presse charcutière 1997,
  • qu'il y a déjà tout plein d'exemplaires vendus,
  • que des gens très bien se sont exprimés en termes élogieux sur l'ouvrage,
  • parfois pour vous indiquer en plus grosses lettres le nom de l'auteur, des fois que vous ne seriez pas arrivé à le lire sur la couverture,
  • pour vous spoiler quelques mot de l'intrigue pour vous donner l'eau à la bouche,
  • ou pour vous signaler que l'auteur est déjà celui qui a commis un autre livre très très connu : comme ça, ça vous donne envie de lire celui-ci si vous connaissez le premier ;
  • plus subtil : sur un livre à succès qui va marcher de toute façon, on vous indique que l'auteur est le même que celui d'un autre premier bouquin, paru avant mais qui n'a pas eu le même succès (exemple : "Le Seigneur des Anneaux ! Par l'auteur de Songs for the Philologists"! ou "Jane Eyre!, par l'auteur de The Professor"!)

On est bien d'accord. La petite bandelette de papier rouge sert à vendre le livre. Ou d'autres.

Qu'en faire une fois cette fonction remplie?

La jeter ? Malheureux !!!!
Dans la famille où a été élevée Cinn, les livres, tous les livres, et rien que les livres, font l'objet d'une protection quasi-mystique contre le jetage à la benne On peut jeter des magazines ou des journaux à la pelle, mais le plus modeste roman de gare, le plus humble polar, le plus obsolète des livres de collège, doivent être conservés ad vitam eternam, même dans une caisse au fond d'un grenier. Même si on ne les relit jamais. On peut, à l'extrême rigueur, en faire don aux oeuvres, mais on ne le jette jamais. Les oubliettes, oui, la boîte à ordure, onques.
Et si j'approche une bandelette rouge d'une poubelle, j'ai l'impression de commettre un sacrilège. Car elle fait partie du livre. C'est un "livre par destination".

La garder pieusement autour du livre pendant la lecture ? Certes, vous maintenez l'intégrité de la présentation de l'ouvrage, mais vous passez votre temps à rattraper les languettes qui tombent. C'est très agaçant.

La plier en deux et s'en servir comme marque-page ? J'ai cru que c'était une bonne idée mais en fait ce n'est pas pratique non plus. Un marque-page de qualité, c'est rigide et pratique à déplacer. La bandelette rouge, elle fout le camp et se déplie en permanence.

La laisser à la maison, sur une étagère, pour qu'elle puisse chauffer la place pour le livre lorsqu'il sera terminé et rejoindre celui qu'elle n'aurait jamais dû quitter?... Mais cela nécessite toute une organisation, est-ce bien pour moi ?...

Voilà pourquoi la plupart des livres de ma bibliothèque qui arboraient une bande rouge à l'achat, la portent encore aujourd'hui.

Hier, j'ai réussi à en jeter une. C'est un progrès, je pense.

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31 juillet 2007

Objet de fantasme ?

Qui dit femme-objet, réfléchit Anna, l'une des quatre co-bloggeuses de "Mes Copines et Moi",  on a forcément un  maître ou une maîtresse ; mais comme objet de fantasme?

Je ne sais pas si je dois plaindre ou envier la belle Anna. Se faire mater de haut en bas à tout bout de champ, hanter les fantasmes de la plupart des hommes, se faire draguer dans la rue par des dragueurs à la noix en quête d'une "fille qui se la pète pas", recevoir des propositions indécentes d'hommes mariés en quête d'une récréation, tout cela ne fait pas partie de mon quotidien. Allez..! On va même avouer : cela ne m'arrive jamais.
Je ne suis pas un fantasme ambulant. Evidemment, ça n'a rien de très flatteur pour mon égo, mais d'un autre côté me faire aborder tous le trois pas même les jours où je suis en rogne, ça ne me tente pas plus que ça. Je ne plais pas à tout le monde et je vis très bien avec. On ne va pas faire du social non plus...!

Dois-tu te sentir dépossédée de toi-même, Anna, lorsque l'on fantasme sur toi ? Non. Rien à voir. L'image que ton interlocuteur se fait de toi dans ses rêves éveillés, il peut lui faire subir les derniers outrages, cela ne te fera ni chaud ni froid, c'est ton reflet et non pas toi. Pour ma part je trouve cela flatteur d'être "objet de désir" mais cela ne m'atteint pas, ne m'aliène pas.

Anna, l'objet de fantasme est son propre maître.

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29 juillet 2007

Prénoms d'hier et d'aujourd'hui

Vous est-il déjà arrivé de rencontrer une Hortense, une Pénélope ou un Gauvain ? L'avantage des prénoms inhabituels est qu'ils sont beaucoup plus difficiles à oublier.

Les plus observateurs d'entre vous auront observé que les personnages qui apparaissent dans mes billets récemment ont des noms pour le moins peu courants. 

J'avoue ! J'avoue ! Non seulement je donne des pseudos aux personnes dont je parle (sauf si elles en ont déjà un) mais au lieu de les appeler Marine, Julien, Kevin ou Claire-Morgane comme tout le monde, je vais à la pêche : il s'agit d'un site qui répertorie des prénoms de l'île Bourbon ainsi que des prénoms "d'hier et d'avant-hier".

J'ai une préférence particulière pour ces derniers. Non seulement ils sont à peu près inusités (ce qui me permet de ne gêner personne en parlant de Chrismine ou de Laurestan) mais en plus ils ont un petit charme rétro et décalé que j'aime bien.

Cela dit, je ne demande à personne d'appeler son enfant Charlésien, Vitalien ou Gyptisse... Encore que ?

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22 juillet 2007

Bewizarded

potter5Non, je ne l'ai pas terminé le jour de la sortie, mais je me suis quand même déplacée sous un soleil de plomb pour rejoindre le Virgin le plus proche. Oui, avec les deux demi-clones. Non, je ne ferai pas de spoiler. Non, je n'irai pas lire la fin sur Internet. Et pourtant, c'est diablement tentant : il y a déjà un article complet sur Wikipédia, avec le détail de l'intrigue et tous les personnages tués (et la cause de leur trépas).

potter4

Oui, je confirme à ceux qui se poseraient la question : la sortie de "Harry Potter and the Deathly Hallows" ("Harry Potter et les Reliques de la Mort") est un évènement autrement plus important que moi que l'arrivée du Tour de France...

Faites un instant la comparaison :

A ma gauche,  des types transpirants qui se ressemblent tous et qui passent des semaines sur une selle de vélo pour essayer de savoir qui va le plus vite. Qui font la même chose tous les ans. Qui font même tout un trajet pour ça alors qu'on va si vite en train.

A ma droite, une intrigue bien ficelée et bien écrite de combat contre le Mal. Une écrivain qui visiblement est décidée à ne pas décevoir ses lecteurs, en tout cas en matière de qualité d'écriture. Avec de la magie, du suspense, de l'action, des coups de théâtre, de l'amour, et ce qui promet d'être le sommet de la série des Harry Potter, si j'en crois la progression en intensité, en noirceur et en complexité de l'histoire au fur et à mesure des tomes.


potter2

      potter3

Bien sûr, il y aura des morts, elle l'a promis. Vous savez comment elle a réagi quand elle a appris que Stephen King l'a suppliée de ne pas mettre fin aux jours de Harry Potter ?

 

Elle a gloussé, triomphante  : "J'ai fait peur à Stephen King!!"...

potter

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