25 août 2007

Ouikende de rêve, deuxième

Résumé des épisodes précédents : partie en week-end prolongé avec un grand brun dont le génie pour sniffer des bornes Wi-Fi lui permet de donner quelques bribes de nouvelles à ses lecteurs adorés, Cinn avait néanmoins complètement oublié (ou, pour être tout à fait honnête : sciemment omis) de signaler son absence à Lex, qui menait de son côté, et pour quelques jours encore, la double vie de père et d'actif, jonglant entre les exigences de sa nounou et celles de son employeur. Y'a pas de raison qu'on soit toujours les seules à en baver non plus, non mais alors sans blague!...

C'était compter sans l'automobiliste qui a déboîté brusquement, sans prêter attention au fait qu'il envoyait voler à terre Lex et son scooter... avant de continuer sa route sans demander son reste. Lex est tombé tête la première sur le bitume, a roulé sur le sol et a perdu conscience.

Arrêt sur image. Grandbrun et moi sommes donc en "vacances" depuis un peu moins de vingt-quatre heures. Message téléphonique. Oui, Lex est vivant et conscient (sinon, il n'aurait pas pu laisser de message, soyez un peu logique, quoi!), mais il est à l'hôpital, attendant qu'on daigne s'occuper de son cas. Ca tombe mal, il avait un gros travail à finir aujourd'hui. Quant aux enfants, ils sont chez la nounou. Il me tiendra au courant pour me dire si je dois prendre la relève ce soir avec les enfants : "Je ne sais pas si tu as prévu quelque chose ce soir, enfin, je ne veux pas gâcher ta soirée...".

La soirée ?....  Si je reviens chez moi, c'est juste trois jours de congé, sans doute les seuls avant un bon moment, qui vont voler en éclats. Mais pour l'instant, lui ne le sait pas.

Lex attend son scanner. Oui, il me tiendra au courant des résultats.

Quelques heures plus tard, les résultats arrivent. Tout va bien a priori.

On a dit a priori. Car les médecins sont prudents dans ces cas là et n'excluent pas la thèse de la micro-hémorragie invisible au scanner qui va se réveiller sournoisement quelques heures après. Théoriquement, Lex ne doit donc pas rester seul pendant les prochaines 24 heures. Heureusement, il a prévenu ses amis les plus proches... et moi :

"... Si je dois aller à l'hôpital pendant la nuit, je te préviendrai"...

Ce qui serait tout à fait logique si j'étais effectivement chez moi... sauf que je suis à deux heures de route, et non plus à cinq minutes. Dilemne. Prendre le pari que tout irait bien, le laisser dans l'ignorance ? Impensable. J'aurai l'air de quoi après, s'il se passe quelque chose ?

Il a donc fallu que je révèle à Lex que je n'étais pas chez moi, avec la conséquence que cela entraînait : car pour Lex, mon absence (car je ne lui ai rien dit d'autre) ne pouvait signifier qu'une chose : il y avait quelqu'un d'autre dans ma vie. Pour lui, cela a dû faire beaucoup de choses à gérer d'un coup... et ses appels se sont multipliés dans l'après-midi (ma messagerie a été saturée le soir). Sérénité,guéguerre ? Impossible de savoir comment il va réagir à cette idée dans les semaines qui vont venir.

Si j'ai l'impression d'avoir ouvert une petite boîte de Pandore, du moins Lex avait-il cette fois les éléments suffisants pour évaluer plus clairement la situation immédiate. Il a été convenu que je ne viendrais qu'en cas de problème cette nuit-là, et non en préventif. Il lui suffirait de laisser les enfants en transit chez la voisine pendant deux heures. Ouf.

Les vacances pouvaient continuer.

Ou plutôt auraient pu continuer, sans une autre farce du "destin" :
"Allô, rappelle-moi tout de suite, c'est très urgent!".

Lex : 2, Ouikende dolce vita : 1.

Ses clés...! il avait perdu ses clés. Il les avait cherchées partout, rien n'y a fait : elles avaient dû tomber de son blouson tandis qu'il était traîné sur le goudron après sa chute. Or, il m'en avait confié les doubles (clés de voiture et de son appartement). La suite ? C'était le serrurier ou moi. Sauf que le serrurier ne l'aurait pas aidé à récupérer l'usage de la voiture.

Ils sont combien au monde, les hommes prêts à faire six heures de trajet pour faire économiser à l'ex de leur amoureuse le prix d'un serrurier, et ce après que l'ex en question leur a pourri leur après-midi en appelant environ une fois toutes les demi-heures, ceux prêts à faire tout ça sans dire pis que pendre (du moins pas à haute voix) de la personne en question ? Ceux dont les bras ouverts, au retour, juste après minuit, sont capables de faire oublier en un instant les fatigues de la journée ?

Lex : 2 ; Week-end dolce vita : 25.

Posté par Cinn à 09:07 - - Permalien [#]