Travaux en cours

Le journal d'une maman solo qui tient à ses (au moins) deux casquettes : femme et mère.

19 juin 2008

Content de me voir...

gardavousA le voir comme ça, on n'aurait pas cru que ce garçon était un pervers à la noix. Je m'étais donc assise en face de lui sans méfiance.

Un jeune poulet (j'aurais dit 16 ans maxi), tout fluet, avec de grands yeux marrons et des traits réguliers. Ca, je l'ai vu après coup, parce que dans le train, j'évite de dévisager mes voisins, et surtout pas les voisins d'en face. Ce n'est pas convenable.

Donc je m'assieds en face du petit poulet. Chouette, une place à côté de la fenêtre, et dans le sens de la marche. La vie est belle. Et hop, mettons-nous ostensiblement à regarder le paysage. Le soleil brille, la vie est belle, et je suis à l'heure pour mon rendez-vous.

Tiens, c'est pas que je le regarde, mais du coin de l'oeil j'ai l'impression qu'il cherche mon regard. Hou le malpoli ! Faisons celle que le défilement des rails passionne. Mieux, sortons notre Ipod de notre petit sac et continuons le voyage en musique.

Hé mais ho ?! J'ai rien vu là, mais il se passe un truc bizarre là, tout au bord de mon champ de vision. On dirait qu'il y a une tache floue plus claire au milieu de la tache sombre du pantalon de mon voisin d'en face. C'est sa main. Immobile, on dirait


Mince, il a sa main sur son entrejambe ?!


Bon là, ça demande une petite vérification quand même. Un, deux, trois, regard furtif en expédition vers la zone concernée. Flash éclair. Retour du regard à la fenêtre. Au rapport.


Houlà. Oui, il a la main entre les jambes. Posée sur... autour de... enfin bon quoi.

En pleine forme, le garçon. Tout plein d'hormones. Avec un pantalon assez fin pour que je n'ignore rien de ses mensurations. Pour un peu, je pourrais voir s'il est circoncis.

Bon sang, jeune homme, à quoi pensiez-vous ? Votre maman ne vous a jamais dit que toute manipulation manuelle de votre zizi devait se dérouler dans l'intimité de votre chambre ? Mes enfants, à 3 ans, ils ont compris ça.

 

Peut-être entendiez-vous éveiller chez moi quelque passion charnelle, à travers le muet truchement du langage du corps et des regards ? Mais non, mon garçon, si vous voulez draguer, il va vous falloir être un peu plus bavard. Je ne sais pas moi, allez prendre des cours chez FTS ? Ce ne sera pas encore parfait, mais vous aurez déjà appris quelques techniques éprouvées (ou non) pour pécho ?

Tiens, la cavalerie arrive. Une (autre) très charmante jeune femme s'assoit à côté de moi et ouvre un poly. Jeune homme, ça y est, vous avez un public ! .... ah non, on dirait qu'il préférait notre duo muet. La main s'écarte de la zone au garde-à-vous. Et bientôt, ce sera votre arrêt, et vous vous éclipserez, la queue entre les pattes. Pervers en herbe, peut-être, à tendance exhibitionniste peut-être, mais pas téméraire. C'est déjà ça.

Une heure plus tard, dans la rue, je me suis fait aborder par un DALN ("Vous êtes du quartier ? Vous avez un peu de temps pour discuter?"). Le premier depuis quelques années.

Ca devait être mon jour annuel d'irrésistible attraction magnétique.

Soit ça, soit mon chemisier était un peu transparent.

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02 juin 2008

A moitié vide

"Hou, hou ? Mais ils sont où les gens ? Snif, snif, plus personne ne s'intéresse à ce que j'écris, puisque c'est comme ça, je n'ai plus qu'à fermer le blog, na !"

C'est en substance ce que nous dit Natacha.

Oui mais là, Natacha, tu deviens vexante.

Là où le bât blesse, c'est qu'avec un nombre de visiteurs et de pages vues par jour comparable à peu près comparable un peu amplement supérieur au mien, pour lequel je tuerais père et mère, Natacha s'estime déçue et délaissée.

Tout cela ramène à la question toute simple : pourquoi écrit-on ? Et pourquoi je continue ce blog, moi, alors que presque personne ne vient me lire et qu'un commentaire d'une demi-ligne, suffit à ensoleiller ma journée ? Moi qui n'ai pas, comme Tom et Jerry, l'ambition de refaire le monde (ou alors, juste des retouches)?  Moi dont une grande partie des lecteurs s'égare sur mes pages après une recherche passablement inavouable (dont je vous épargne les détails) sur un moteur quelconque ? Moi ai cru crever de pâmoison le jour où un billet a déclenché un interminable débat de onze commentaires ? Moi qui n 'ai jamais eu cette consécration de voir un troll essayer de semer la zizanie parmi mes lecteurs ?

L'appât de la gloire, de l'argent et des mecs faciles ? Nan. Là, à moins d'avoir un destin exceptionnel en écriture, on fait franchement fausse route.

Tout dépend, c'est selon, et inversement.biblioth_que

Je suis convaincue que lorsqu'il s'agit d'écrire, on a toujours une foule de concurrents/collègues bourrés de talent et d'idées intéressantes. Même celui qui consacre des années de sa vie, son talent, ses larmes, sa sueur et ses nuits, à écrire un roman d'encre et de papier capable de captiver les foules, n'aura au final écrit qu'un livre de plus, et n'est qu'à la moitié du chemin pour se trouver un public, pour se faire sa place. Pour un blog, c'est encore pire.

Donc soit on écrit essentiellement pour le plaisir d'écrire -ou le besoin-, et le public en adoration n'est que la cerise sur le gâteau ;

...soit on écrit essentiellement pour son public, et alors il faut se creuser la tête en permanence pour trouver les moyens de le garder. On trouve une idée géniale, ou un thème très fédérateur (il paraît qu'on gagne plein de lecteurs en classant son blog sous une rubrique du genre "textes érotiques interdits au moins de 18 ans"). On fait des textes courts si les lecteurs n'ont pas beaucoup de temps à vous consacrer. On se décarcasse pour bien se faire référencer. Et caetera.

Quand on sait pourquoi on écrit, on sait pour quelles raison on arrête d'écrire. Ou non.

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30 mai 2008

Quatre étoiles

patobeurC'est bien un garçon. Vous passez un temps fou à vos fourneaux pour préparer un repas (disons, au moins vingt minutes) et il rechigne en disant qu'il n'aime pas ça. Il est allergique au mot "légumes" et se méfie de tout ce qui est vert. Il faut un chantage caractérisé des trésors de diplomatie pour lui faire essayer quelque chose de nouveau.

Et un jour, la reconnaissance arrive enfin.

C'était hier :

Raphaël (se régalant) : Tu sais, Maman ?
Moi  : Oui ?
Raphaël (doctement): Moi, je trouve que tu es une très bonne cuisinière.
Moi (souriant angéliquement, comme si je ne venais pas d'entendre la chose la plus grotesque de mon existence) : Ah bon, tu trouves ?
Raphaël (sûr de son fait) : " Il faut très bien cuisiner pour faire des pâtes au beurre aussi bonnes que ça".

Si seulement ça pouvait durer.

Si vous êtes sages, un jour, je vous donnerai la recette.

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29 mai 2008

Vous savez que vous passez trop de temps devant votre ordinateur....(*)

...quand votre fils, très fier, vous offre un superbe set de table, dessiné et colorié à l'école maternelle à l'occasion de la Fête des Mères. Et le pose sur votre bureau, devant votre clavier, pour être sûr que vous allez bel et bien l'utiliser.

J'ai honte.

(*à la manière de Florimond)

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28 mai 2008

L-l-l-l-l-lex et l'ort-t-t-t-t-t-thophoniste

Ce n'est pas toujours la même personne qui accompagne Raphaël chez l'orthophoniste (en général ça se passe pile au milieu de ma journée de travail, et je ne peux pas décemment faire l'aller et retour). Souvent, c'est ma mère, mais la vie d'une jeune retraitée est pleine d'obligations de toute sorte (conférences, amies à voir, jeunes mères à visiter, croisière, vacances au soleil...). Les grand-mères ne sont plus ce qu'elles étaient, c'est sûr. Donc il y a eu moi, et aussi mon papa, et dernièrement, pour la première fois, Lex et moi ensemble.

DebutComme elle l'a fait à chaque accompagnateur nouveau, la praticienne a passé beaucoup de temps à discuter avec Lex, notamment dans un but pédagogique (voir mon billet précédent).

Et moi qui (depuis peu) ne savais pas que Lex était bègue (encore une fois, il "gère" ses difficultés très efficacement), j'ai eu un aperçu du type de problèmes qu'il a pu rencontrer... et que je ne souhaite pas à mon fils :

  • Passer cinq minutes à arriver à dire un mot (sans exagérer, dit-il).
  • Se voir exclu de ses camarades, parce que c'est trop long de discuter avec vous.
  • Etre dispensé de lecture en classe, parce que cela prend trop de temps ("ça, c'est plutôt une bonne chose" selon l'orthophoniste, puisque cela permet de ne pas se sentir obligé de parler et de se sentir embarrassé devant toute la classe)
  • Devoir convaincre chaque nouveau professeur qu'il faut vous laisser parler, en lui montrant que ce que vous avez à dire est intéressant.

  • Apprendre tout seul les techniques qui permettent le contournement ou le passage en force de la parole.
  • Avoir envie qu'on vous laisse le temps de finir vos phrases, quel que soit le temps que cela prend, puisque cela fait partie de soi : Je supporte bien que l'autre soit grand, petit, laid, mince, gros, ou sente mauvais. Pourquoi l'autre ne me prend-il pas tel quel, avec mon défaut d'élocution?

Et l'orthophoniste d'évoquer, avec le plus de tact possible, la dérive de certains bègues, le pouvoir (obscur) que l'on veut exercer en obligeant l'autre à se plier à son propre rythme de communication.

Obliger l'autre à suivre son propre rythme ? Le regard de l'orthophoniste croise le mien. Je ne dis rien, mais je crois qu'elle a vu, au sourire de mon regard, que ça me rappelait des souvenirs.

"Et vous, demande Lex à la fin de la séance, vous êtes accompagnée par un orthophoniste ? Je vois que vous avez quelques blocages et difficultés pour parler".

Elle saute sur l'occasion pour enfoncer le clou :"Non. Justement, les accidents de parole sont normaux. Là où ce n'est pas normal, c'est quand il y a un réflexe de contraction, de tension autour d'un blocage, et cela, je n'en ai pas".

Tout se tient.

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26 mai 2008

T-t-t-t-t-thééééérapie

Ca ne se voit pas sur un blog, mais oui, on bégaye.
Enfin, Raphaël bégaye, et moi aussi, un peu, en tout cas assez pour m'être dit qu'il fallait faire quelque chose pour tenter de lui éviter ce handicap dans sa vie future.

stutterVers 2-3 ans, on a demandé son avis au médecin, qui a dit que c'était très fréquent et qu'il ne fallait pas s'inquiéter avant au moins 4 ans.

A 3-4 ans, j'ai appris que le conseil donné précédemment, c'était la vieille école. Qu'en fait, au contraire, il fallait traiter le souci le plus tôt possible.

Grâce à l'Association Parole Bégaiement, j'ai pu trouver l'adresse d'une orthophoniste formée (ils ne le sont pas tous) aux nouvelles méthodes.

L'ancienne méthode consistait essentiellement à trouver des palliatifs, des trucs pour que le bégaiement ne se voie pas. Allonger certains sons, en éviter d'autres, trouver des mots, des périphrases pour remplacer ceux qu'on ne peut pas dire. Certains bègues mettent en oeuvre d'eux-mêmes ces béquilles : j'ai appris à l'occasion que Lex avait bégayé très lourdement étant plus jeune, et que parler était encore un souci constant pour lui, alors que je ne m'étais jamais rendue compte de rien.  Autrement dit, pour ceux-là, parler reste une difficulté, un passage en force ou contournement permanent, mais ça ne s'entend pas.

La nouvelle approche consiste en quelque sorte à dédramatiser la parole, à considérer que les petits accidents de parole sont normaux et à éviter de provoquer une crispation dessus, puisque c'est la crispation qui provoque un cercle vicieux et qui provoque et aggrave le bégaiement. Au contraire, on tente de faciliter la communication, pour que la personne acquière au contraire un réflexe de détente.

Pour cela, il est important que l'entourage (donc, pour un enfant : les parents, la maîtresse, etc. ; mais vous pouvez appliquer ça aux bègues que vous connaissez) soit informé de ce qu'il faut faire et ne pas faire : exemple :

  • ne pas donner des conseils techniques (de respiration, par exemple),
  • ne pas obliger à répéter un mot ou une phrase jusqu'à ce qu'ils soient corrects ;
  • ne pas faire comme si de rien n'était, comme si c'était normal : ne pas attendre sans rien dire que la personne ait fini de parler;
  • au contraire, exprimer la présence du trouble ("tu as un peu plus de mal à parler aujourd'hui ? Je vais t'aider...")
  • ne pas laisser la personne s'enliser dans son bégaiement : suggérer des mots, ou un contexte.

Bref, c'est une approche radicalement différente... et j'avais envie d'en dire un mot pour répandre (un peu) la bonne parole.

 

pour plus d'information : un tout petit livre d'Elisabeth Vincent :" Le bégaiement, la parole désorchestrée", aux éditions Les Essentiels Milan.

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23 mai 2008

Tempête dans un verre à dents

Que faire quand on vous pique votre brosse à dents ?
Réagir ou se taire ?

Relever l'affront ou laisser courir ?

hippoRéagir,  c'était peut-être faire une montagne de pas grand-chose, et accessoirement risquer un certain ridicule. Parce que en vrai, qui n'a pas plus ou moins fortuitement échangé des gouttelettes de salive avec autrui, sans lui demander de certificat médical préalable et sans en mourir pour autant ? Certes, ce n'est pas indiqué en cas d'épidémie de tuberculose, mais enfin, je ne connais pas de cas dans mon entourage immédiat. Le principal, avec une baby-sitter (surtout une qui n'intervient qu'exceptionnellement), c'est que les enfants soient bien avec elle, pas que toutes les maniaqueries de la maîtresse de maison soient respectées à la lettre.

Oui, mais se taire, c'était encaisser une très mauvaise surprise, c'était laisser dans l'ombre quelque chose qui me mettait mal à l'aise.

Il y asdb quelques temps, je me suis aperçue par hasard que Emerence, au moment d'emmener Raphaël à l'école, récupérait au passage une autre petite fille. Oui, alors que je la payais pour s'occuper de mon fils. Cela ne m'a pas dérangée qu'elle continue (après tout, je ne pense pas que cela change grand-chose pour lui) mais ma confiance en elle a été définitivement ébranlée par le fait qu'elle n'a pas jugé utile de m'en parler. Quand on ne parle pas d'une chose importante, de combien de choses moins importantes ne parle t'on pas ? Je n'avais pas saisi l'occasion, à l'époque, de lui poser au moins la question, et je le regrette.

Alors, j'ai composé le numéro d'Honorine.

Au début, Honorine a cru qu'il y avait un problème sur la brosse que Raphaël utilisait. Elle m'a expliqué laquelle il prenait.
Quand je lui ai expliqué plus précisément mon souci, elle a ri.

En réalité, Raphaël avait légèrement déformé les faits. C'est lui-même, le traître, le charmeur, qui avait proposé ma brosse à dents à Honorine, et elle qui a mis les choses au point : non, ça ne se prête pas, oui, je me suis déjà préparée chez moi avant de venir.

Parfois, la vérité qui sort de la bouche des enfants, c'est leur vérité.

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21 mai 2008

Une nounou dents fer

FranfineHonorine, décidément, malgré l'absence, mon fils t'adore.

Cette semaine, exceptionnellement, Honorine a accepté de me dépanner un matin où j'étais en panne de nounou. Mais lorsque j'ai annoncé à Raphaël le retour d'Emerence, la déception du petit était palpable.

Lui (geignard) : "Je préfère quand c'est Honorine!"
Moi (encourageante) : "Ah ? Mais pourquoi ? Qu'est-ce qu'elle fait, Honorine?"
Lui (souriant en coin, l'air de dire que Honorine est vraiment une sacrée rigolote) : "Elle se brosse les dents avec nous!"
Moi (mal à l'aise) : Ah bon ? Et avec quelle brosse à dents?
Lui (vraiment, quelle boute en train, cette Honorine!) : "Avec ta brosse à dents!"
Moi (blanche, voulant en avoir le coeur net) "ha haha... c'est une blague, n'est-ce pas?"
Lui (un peu inquiet maintenant) : "Heu, non,c 'est pas une blague"

Berk. Berk. Berk.
On peut faire confiance à personne.

Mon sang ne fit que 98 tours... (à suivre, comme dirait Gorgonzolla)

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19 mai 2008

On ne devrait jamais apprendre à compter aux garçons

bougiroses"Et bien, tu sais, Maman, moi je sais compter jusqu'à cinquante-neuf!

C'est vrai ?... [cherchant à pousser encore plus loin les limites du savoir] : Il y a quoi après cinquante-neuf ? Tu le sais?

- Euuuh...zone30_kmh

- Tu te souviens de quel âge a Mamie
?

(Une demi-seconde d'hésitation, puis la réponse fuse) :

- TRENTE !"

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16 mai 2008

Mieux vaut l'avoir en vidéo qu'en pension

Quand le chat se réveille - Simon's cat

"Ah bon ! Ah ah ah...Alors, il a réussi à la refourgu... euh, à trouver quelqu'un pour la garder?"

Hé oui, mon petit frère est parti pour quelques jours en famille, mais ne pouvait pas emmener son chat, alors il me l'a confiée.

C'est un très joli chat, un chat qui m'a donné envie d'avoir un chat quand je l'ai gardée pour la première fois, une petite semaine durant.

C'est aussi un chat un peu... euh... névrosé et compliqué, qui a pour principal défaut de miauler de manière quasi-continue, avec un son de grincement de porte, quand elle est inquiète. Et quand elle est dans un lieu qu'elle ne connaît pas, elle est inquiète.

Un chat qui semble perpétuellement tiraillé entre l'envie de venir vous voir pour des câlins, et un réflexe de fuite. C'est assez déroutant, un chat qui vient vous réclamer des caresses en ondulant à un mètre de vous, puis file se cacher sous un meuble, prise de panique, si vous esquissez un geste vers elle.

C'est aussi un chat qui a peur des enfants, alors que les miens voient en elle un compagnon tout trouvé pour jouer à cache-cache ("Oh, je l'ai trouvée, sa cachette !! Oh, elle s'en va encore! Allez hop, on lui court encore après?"). La pauvre.

La première nuit, j'ai très peu dormi ; il faut dire que j'ai tenté de lui venir en aide quand elle miaulait (histoire qu'elle se taise, aussi), et que ça ne marchait pas car elle ne semblait pas elle-même savoir ce qu'elle voulait.

Le deuxième jour, j'ai sorti la boîte de Clomi***m, le médicament que je donnais à mon chat lorsqu'il avait des crises d'angoisse (les crises d'angoisse, lui, ça le faisait faire caca sur le canapé, alors bon...).

Un demi comprimé matin et soir. Miracle, elle ne miaule plus la nuit, et elle est plus calme le jour (bon, en même temps, c'est tombé sur le week-end où les enfants n'étaient pas là, alors ça se comprend un peu).

C'est beau la chimie.

Quand le chat veut rentrer - Simon's cat

Ces deux vidéos sont réalisées par Simon Tofield, découvert grâce à Monsieur F.

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