Travaux en cours

Le journal d'une maman solo qui tient à ses (au moins) deux casquettes : femme et mère.

09 juin 2007

To fool or not to fool

Il était une fois Invidia, une jeune femme visiblement stupide, vulgaire, égoïste, méchante et prétentieuse, mais qui se décrivait comme parfaite, physiquement et moralement. Son avatar était un plan rapproché de la générosité de son bonnet D (voire E). Le nom de son blog ? "Parfaite en tous points". Après des billets où le trait de provocation était devenu de plus en plus gros, ce blog a, à ma connaissance, disparu. Je n'ai jamais été sûre à 100% de son inauthenticité. Quelle démangeaison intellectuelle ! J'y étais devenue régulière, même si je m'amusais plus, à la fin, des commentaires qu'Invidia suscitait que du contenu des billets en lui-même.

Dans "Princess Bride", (le livre), William Goldman présente son histoire comme des extraits d'un livre beaucoup plus long -et rasoir!- qui serait essentiellement une satire politique. En somme une intrigue tout à fait secondaire et insignifiante aux yeux de Simon Morgenstern, l'auteur originel. Il nous explique avec moulte détails, tous plus fictifs les uns que les autres, comment il en est arrivé à rédiger cette version "expurgée". Le jeu avec le lecteur, dans ce cas, est patent.

Là où le romancier dit : "Je vais vous raconter une histoire (....quitte à ce que ce soit un peu la mienne)" le bloggeur dit " je vais vous livrer mes pensées (... même si ce sont, au choix et pêle mêle, mes rêves, mes histoires, mes mensonges, mes passions, mes compétences et ma vie)". Autrement exprimé, à mes yeux de néophyte, le romancier est présumé être dans l'imaginaire (même s'il s'inspire de la réalité) et le bloggeur présumé être dans la réalité, même s'il présente son imaginaire comme une réalité.

Je n'ai absolument rien contre l'idée de blogs fictifs ou semi-fictifs (réalité enjolivée...). Les possibilités sont infinies et il serait dommage de s'en priver. Il est de sucroît franchement sain, que ce soit devant une oeuvre littéraire (blog ou autre) ou un site (ou support) journalistique, de pouvoir se questionner sur l'authenticité de ce qu'on lit.

Oui, mais jusqu'où peut-on faire confiance à la clairvoyance d'un public tout en prétendant continuer à le respecter ? Le bloggeur qui provoque joue avec les réactions de ses lecteurs, lesquels peuvent éventuellement réagir légitimement à une situation perçue, au départ, comme réelle. Il ne joue plus avec eux, il se joue d'eux. Et si cela pouvait même parfois conduire à des situations dangereuses ?

 

C'est aussi un jeu parfois , pour des sites d'actualité, de présenter de fausses nouvelles présentées comme vraies. Au lecteur le plaisir du jeu de discerner le vrai du faux...
Je vous parle des poissons d'avril, bien sûr, qu'alliez-vous imaginer ?

A partir de quel moment est-il nécessaire de préciser qu'une oeuvre est une oeuvre de fiction lorsqu'elle présente l'apparence de la réalité ?

Jusqu'où peut-on jouer ?

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08 juin 2007

Les séquestrés

"Madame ne baise pas, Madame fait mal à manger, Madame s'occupe mal des enfants...". Dans un récent article, Whereistheone s'en prend aux hommes séquestrés, ces hommes mariés (ou plus ou moins casés) qui se plaignent de leur compagne et recherchent sur le net un jardin secret ou une maîtresse.

On imagine ces pauvres garçons, terrorisés par des "sorcières", qui se sacrifient pour rester derrière les barreaux que leur dresse leur geôlière, pauvres mâles quasiment castrés qui recherchent réconfort et apitoiement (et plus si affinités) de la part de jolies femmes qui se trouveraient en ligne. Mais qui récoltent certainement quelques bénéfices secondaires (ça va du repassage des chemises au fait de se faire entretenir) de leur "captivité".

Mais dis, Marjorie, tu crois que c'est l'apanage des hommes, cette attitude là ?

Non mais sérieusement, tu n'as jamais recueilli les confidences d'une copine qui, à l'entendre, est mariée (ou maquée) avec un monstre, et qui ne bouge pas le petit doigt pour se "délivrer" ?
Voire... attend plus ou moins explicitement qu'un prince charmant vienne s'en charger !!

Monsieur ne bosse pas et vous force à trimer pour deux, ou Monsieur bosse mais vous donne l'argent du ménage au compte-gouttes, Monsieur vous délaisse, Monsieur vous trompe, Monsieur vous rabaisse, Monsieur maltraite les enfants (!!!!!). Et vous, vous hésitez encore à partir.
Périodiquement, "cette fois ma décision est prise, il est allé trop loin".
Périodiquement, "ça va mieux avec Monsieur". Oui, la même ordure que la dernière fois.

C'est vrai, j'ai vécu de trop près l' "indécision émotionnelle" décrite par Mira Kirschenbaum pour jeter la pierre à celle (ou celui) qui a à la fois d'excellentes raisons de partir et d'excellentes raisons de rester, et du coup a du mal à prendre une décision tranchée. Je ne me questionne qu'à partir du moment où la décision est décrite comme si évidente qu'elle est quasiment déjà prise, mais que rien ne change, mois après mois.

Est-ce que, vous aussi, vous allez écumer chats et sites de rencontres à la recherche du prince charmant prêt à vous plaindre et à venir vous délivrer ? Est-ce qu'au fond la situation vous convient à vous aussi, est-ce que ce n'est qu'un leurre, ce que vous servez à vos copines pour attirer l'attention sur vous ?
Quelle est la part de confort/bénéfices secondaires et quelle est la part de réelle difficulté matérielle à vous organiser pour vous en sortir (oui, je suppose que c'est plus difficile pour une femme d'être autonome financièrement, pour cause d'inégalités sur le marché du travail ; mais je peux me tromper) ?

Princesses captives, vous avez parfois besoin d'aide pour vous délivrer, mais vous êtes la première qui doit avoir envie de sortir de votre château au bois dormant, sinon personne ne peut rien pour vous...

Et vous, Princes charmants en puissance, vous a t'on déjà fait le coup de la princesse captive sur un chat ou site de rencontre ?

Posté par Cinn à 15:23 - Objection ! - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

06 juin 2007

Connectus interruptus

Eclair de génie. J'ai compris pourquoi tant le monde se connecte du boulot.

Ils sont comme moi. Ils ont une connexion pourrie chez eux.

La mienne, de connection, a des caprices de diva. Le pire, c'est quand on n'est pas bien sûre si 'elle est interrompue ou non. Tout mouline interminablement, puis, miracle ! Une fenêtre s'affiche, imparfaitement certes, mais prouvant incontestablement qu'une poignée d'octets ont réussi à passer à travers les mailles de la "Toile". Mais c'est pour mieux continuer à mouliner tout en m'empêchant de me décourager complètement.

Je soupçonne le personnel de mon fournisseur d'accès (qui restera anonyme, je ne vais pas faire ma cafteuse, mais ça commence par un O et c'est un nom de couleur) de  me couper volontairement l'accès au net plus ou moins aléatoirement, par pur sadisme et parce qu'ils s'ennuient au boulot. Peut-être même ont-ils réussi à allumer ma webcam à mon insu pour surveiller mes réactions. Autant dire que personne ne fait rien au travail alors ?

A côté de ça, il y a une blonde en robe noire qui me drague. Mais les pixels sont-ils vraiment plus verts ailleurs ?

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04 juin 2007

Attention, perverse !

Je viens d'apprendre que l'on peut tenter de retirer à une mère la garde de ses enfants pour cause de blog.

Enfin, à dire vrai je force un peu le trait. Il semble simplement que l'ex-mari d'une bloggeuse lui reproche, entre un tas d'autres inanités, de participer à des rencontres entre bloggeurs. Sait-il seulement qu'elle a son propre blog ? J'en frémis.

Je vous laisse réfléchir un instant à l'étendue de cette révélation.
Vous rendez-vous compte, ma pauvre dame, que cette femme d'apparence inoffensive, non seulement ose délaisser ses enfants pour faire une sortie (ce qui montre déjà que quelque part, c'est une mère indigne) mais encore pour se joindre à une bande de maniaques pervers, de dangereux narcissiques qui exhibent leur pensées plus ou moins intimes devant n'importe qui, parfois même en payant pour assouvir leur pulsion d'être exposé ainsi, cérébralement nu, au vu de parfaits inconnus ??

C'est bien la première fois que je vois ce type de méfiance exprimée envers des bloggeurs. Cela me rappelle l'époque où le fait d'être adolescent(e) et de jouer à des jeux de rôle donnait l'impression aux gens que vous vous livriez à je ne sais quel rite satanique dangereux, que vous êtiez membre d'une sorte de secte plus ou moins gothique et en tout cas dégénérée (alors que vous essayiez juste de faire en sorte que Calypso, votre elfe magicienne, arrive enfin à maîtriser les sorts de niveau 2 tout en sauvant une quelconque princesse d'une mort certaine).

Ouf ! Pour l'instant Lex n'est pas au courant que je m'adonne au même genre de choses. Je fais quoi, je ferme boutique au cas où?..

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30 mai 2007

Violation d'intimité

Paquette a raconté avoir été filmée insciemment pendant un rapport sexuel (une mineure filmée par un policier... no comment!). Ailleurs, on met en ligne des vidéos "prises à l'insu" des personnes qui y figurent, ou du moins présentées comme telles.

Voilà qui me paraît profondément malsain.

Que qui qui aime se montrer fasse le bonheur de qui aime regarder, il me semble que personne ne fait rien de mal (du moins si le consentement est clair et éclairé de part et d'autre). Ceux-là ont mon entière bénédiction pour se faire plaisir.

En l'occurrence, je ne suis pas certaine que Paquette aurait dit non à son partenaire s'il lui avait demandé son avis pour la filmer. Oui, mais voilà, il ne lui a pas demandé son avis, voilà la différence immense.

S'approprier les images d'autrui, encore plus dans un moment d'intimité (ou du moins de rapport sexuel... tous les rapports sexuels ne sont pas amoureux mais on ne va pas chipoter...), sans son accord, je trouve cela glauque et choquant.. à plus forte raison si c'est pour diffuser ensuite ces images.

Je suis maladivement sensible sur tout ce qui tend à violer l'intimité de quelqu'un.  Je crois que je n'ai jamais complètement pardonné à l'ex petit copain qui a tenté de lire mon journal intime il y a plus de dix ans, c'est tout dire ! De ce côté là, Lex était d'une discrétion parfaite, admirable. Avec une logique imparable : celui qui fouille ne doit s'en prendre qu'à lui même s'il trouve quelque chose qui lui déplaît.

J'avais commis l'erreur d'accepter une fois que des images d'un moment câlin soient conservées par quelqu'un.  En souvenir. Il s'agissait d'images extrêmement soft (ET habillées), pas de quoi faire grimper quiconque au rideau (à moins d'être à la fois voyeur et fleur bleue peut-être?). D'ailleurs, j'ai reçu une copie de ce (joli) souvenir.
On m'avait expressément donné sa parole de garder ces images pour soi et de ne pas les diffuser.
Ce qui devait arriver arriva : quelques semaines plus tard, je me reconnaissais sur son site personnel, affublée d'un très laid et vulgaire bandeau noir (pour l'anonymat... pfffffff).
J'ai évidemment très mal pris cette trahison. J'ai exigé (et obtenu) la disparition des pages en question, mais je n'ai jamais répondu aux tentatives de retour à cette "amitié".

Trop important, la confiance.

Posté par Cinn à 08:27 - Objection ! - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

23 mai 2007

Roses en nombre impair et époux infidèles

Ayant appris par Ralphy que les roses s'offraient en nombre impair, je me suis replongée dans les bonnes manières selon Nadine de Rothschild pour essayer d'en trouver la raison (ben oui, pourquoi en nombre impair ? Pourquoi pas en nombre premiers, tant qu'on y est?) , et je suis retombée sur les passages qui racontent sa notion du couple.

Nadine consacre trois petites pages à un chapitre intitulé "savoir vivre en couple fidèle".. et pas moins de vingt-cinq pages (!) au "savoir-vivre des amours secrètes". Il faut dire qu'elle y inclut les amours homosexuelles et bisexuelles (exemple :"Ne cherchez pas la provocation par vos propos ou par une tenue vestimentaire différente").

Maris infidèles, grâce à Nadine, vous apprendrez pourquoi  vous avez fauté "même si vous êtes encore amoureux de votre épouse" ("prendre une maîtresse, c'est échapper à la routine....") mais aussi quelles précautions prendre ("Apprenez à mentir vite, bien, et avec la plus grande innocence [...]. Même pris sur le fait, niez avec la plus grande véhémence").

Nadine :

- dresse une liste des ""signes qui trahissent votre infidèlité" (vous faites teindre vos cheveux gris, vous devenez coquet, vous avez acheté une moto ? Prudence, Madame va se douter de quelque chose!),

- vous explique comment rompre une liaison ("annoncez-lui que votre épouse et vos enfants ont appris votre liaison et que vous leur avez juré de rompre"),

- vous aide à gérer les cas particuliers :

  • Vos deux couples se connaissent (Vous l'avez trompée avec sa meilleure amie ? Dites "Mais ma chérie, ne m'en veux pas, je ne voyais qu'elle à la maison!");
  • Votre maîtresse est plus âgée que vous ("ayez la finesse de lui faire sentir qu'en cédant à vos avances, c'est elle qui vous accorde un privilège") ;
  • Vous fondez un second foyer en Afrique ("vous arriverez peut-être à convaincre votre femme d'accepter cette situation si un enfant est né de votre aventure")
  • Vous êtes l'amant de la meilleure amie de votre fille (!!!);

Que les partisans de l'égalité des sexes soient rassurés : il y a également des conseils pour les femmes.

  • Madame, attention, si vous chamboulez l'appartement de fond en comble, et refaites toute la déco (je pense que Nadine ne s'adresse pas aux femmes qui travaillent pendant la journée), si vous changez radicalement de coiffure, si vous oubliez de préparer le dîner, votre mari se doutera de quelque chose. Idem si vous remplacez le lit matrimonial par des lits jumeaux (Y'a pas à dire, elle en a des scoops, Nadine...).
  • Si votre mari découvre votre liaison, "niez tout en bloc :Ta jalousie t'égare, comment peux-tu douter de moi?", sauf si la preuve de l'aventure est "irréfutable, indiscutable, irrécusable"...
  • Que faire si vous êtes célibataire et que votre amant est marié ("Ne cherchez pas à rencontrer ses enfants dans l'espoir d'en faire des alliés" !!!!),
  • Vous avez plusieurs amants (un pour chaque nuit de la semaine, faute d'en trouver un à demeure. A la lire, ce serait plutôt un bon plan);
  • Que faire si vos enfants découvrent votre liaison;
  • Savoir vivre une rupture (en gros, il faut écrire une lettre de rupture pleine d'esprit et de panache)

J'avoue que cette conception du savoir-vivre me donne le vertige.. Comment peut-on être incollable sur le langage des fleurs, le placement à table,  ou l'art du baise-mains, et ne pas commencer par dire, avec un peu de véhémence, d'éviter ce genre de situations ? Nadine ne conseille en substance le retour à la vertu, à l'assurance de l'amour profond qu'on porte à l'autre et aux valeurs sacrées du mariage... que dans le cas où vous vous faites choper et risquez le divorce.

Autre génération, autre monde, autres habitudes ?.

En attendant, ce n'est pas chez elle que j'ai trouvé la réponse à ma question (c'est une question d'harmonie du bouquet), mais sur le net.

Posté par Cinn à 17:06 - Objection ! - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

02 mars 2007

Page des curieux qui ont cliqué depuis le lien du 13 février

Bon, là, vous vous êtes un peu fait avoir.

Mais je ne vous laisse pas en plan après tous ces efforts, voici l'adresse : Il s'agit de http://www.avalemoi.com.

Mais vous êtes prévenus, c'est un site à la noix !

Posté par Cinn à 00:00 - Objection ! - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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