24 juillet 2007
Price of freedom... and of carpets
Quel est le prix à payer pour être vraiment, réellement indépendant de quelqu'un avec qui on a des enfants en commun ? Toute concession, tout accord verbal et pratique trouvé dans l'intérêt des deux parties pour rendre les choses plus commodes pour tout le monde, peut causer du tort à l'autre en étant remis en cause, peut être sujet à chantage.
Donc, pour ne plus craindre de chantage, il faut avoir les moyens de ne plus craindre que l'autre nous fasse défaut. S'organiser de manière à pouvoir retomber sur ses pieds, quoi qu'il arrive. Les moyens de renoncer à une carotte qu'on vous tend pour vous piéger. Ne plus laisser de prise sur soi.
Il faut avoir les moyens de couper court à une discussion "de marchands de tapis" interminable et stérile où tout accord apparent débouche sur un nouveau point de discussion.
Il paraît que ce type de négociation est très "coranique". Encore une question de culture !
Le seul truc à savoir pour mener une négociation de souk est de ne jamais être certain à l'avance de ce que vous voulez. De ne pas avoir de but précis. Ainsi, à chaque fois que le but semble atteint, vous pouvez le déplacer. Comme ça, cela peut durer aussi longtemps que vous voulez.
"Ah oui, mais il y avait aussi ça, dont on avait parlé il y a trois semaines, il faut le régler aussi, sans ça je ne suis pas d'accord"...et là, soit vous êtes d'accord et d'autres points sont encore soulevés, soit vous n'êtes pas d'accord : à ce moment là, on fait semblant de vous céder et on vous tend à nouveau une carotte sur laquelle l'accord semble facile. Et dès que vous êtes d'accord : "Oui, mais je veux aussi ceci et cela...". Et ainsi de suite.
Ce n'est pas donné à tout le monde, ce que je fais là. J'ai un entourage familial (présent de manière très concrète... ça, c'est inestimable!) et professionnel (combien d'employeurs acceptent facilement que l'on annule des congés prévus depuis longtemps, ou qu'on en prenne à l'improviste... alors que cela leur complique la vie?) sans qui rien ne serait possible.
J'y perds beaucoup de plumes (Adieu mes vacances!...) mais j'y gagne en crédibilité face à lui puisque cela me permet d'être beaucoup plus ferme.
On est sur le bon chemin.
23 juillet 2007
Harcèlement ?
Phase à franchir ou maladie mentale ? Je crois que Lex me harcèle.
Lorsqu'il n'est pas content. Lorsqu'il essaie d'obtenir quelque chose. Lorsqu'il a besoin d'une réponse rapide alors que je ne suis pas joignable. Lorsqu'il soupçonne (à tort ou à raison) qu'il y a un homme dans ma vie.
Il y a les coups de téléphone. Nombreux, rapprochés. Si je réponds, je m'embarque dans une discussion qui ne peut pas s'en tenir à des considérations pratiques d'horaire et de répartition du temps :ce serait trop simple. Il y aura forcément des polémiques stériles et des reproches. Si j'essaie de couper court ("ça ne sert à rien, on tourne en rond, je n'ai pas le temps, je ne peux pas te parler, là, on en reparle plus tard"), il continue. Si j'annnonce fermement que la discussion est terminée et que je vais raccrocher, il continue reproches et menaces jusqu'à ce que je finisse (rarement, car je n'aime pas ça) par raccrocher sans attendre sa permission.
Les coups de téléphone se suivent parfois à quelques minutes d'intervalle si je ne réponds pas. Il peut appeler dix ou vingt fois de suite, et le fait de laisser un message vocal ne l'empêche pas de recomposer mon numéro trente secondes après. D'essayer mes autres numéros (fixe et internet) si je suis chez moi. J'ai même eu droit à une de ces savons par... interphone !!
J'en suis arrivée à avoir une accélération cardiaque et une appréhension lorsque le téléphone sonne... Merci l'identification du numéro !
Si je suis en public, si je suis en train de fêter mon anniversaire à une fête, cela lui est complètement indifférent. Il voit tellement rouge dans ces cas là qu'il ne vit que dans l'immédiat.
Il y a les mails où il me vouvoie, m'appelle Madame, et où il donne une image déformée, voire délirante, de la réalité.
J'ai pris le parti de communiquer par sms ou par messagerie vocale interposée (nous partageons le même opérateur, ce qui me permet de lui laisser un message vocal sans avoir à lui parler). Car il faut bien communiquer, il y a les loulous en jeu.
Il me pourrit la vie... bien inutilement puisque cela ne lui sert désormais qu'à me rendre plus ferme envers lui.
Ce qui me nuit à moi (les choses sont tellement plus simples quand on s'entend) mais à lui aussi, et bien davantage.
Et il risque très, très gros si je porte plainte.
20 juillet 2007
Passif-agressif
Vous voulez avoir un sentiment de puissance ? Vous sentir désiré ? Soumettre l'autre à votre bon vouloir sans qu'il puisse faire grand chose ? Le forcer à vous accepter tel que vous êtes, vérifier s'il vous accepte malgré des caprices de gamin ? Contrôler l'emploi du temps d'autrui ?
Soyez en retard systématiquement. Et surtout ne prévenez pas.
Ah, j'oubliais : ne répondez pas au téléphone, ce serait trop facile. Et si vous le faites par inadvertance, dites que vous arrivez dans cinq minutes maxi (alors qu'il vous reste environ une demi-heure de trajet).
Je sais, je sais, je fais plutôt partie des gens ponctuels. Pire, des gens qui arrivent à l'heure à une fête (je sais, c'est pas bien!). Des grands angoissés, quoi.
D'autres ont du mal à gérer leur temps et à arriver à l'heure. Je ne parle pas des nombreux petits joueurs qui traînent un peu la patte et qui font attendre autrui un petit quart d'heure avant de daigner se montrer. Mais des vrais malades. Mais Lex s'est fait une spécialité d'arriver très, très en retard sans prévenir de ses changements de plans.
Je sais, c'est culturel aussi. Là d'où il vient, c'est pire.
Pour moi, c'est un manque de respect exaspérant... Prenons un exemple.
Prenons l'hypothèse purement imaginaire où il est prévu que je récupère mes enfants un matin à une heure h.
Je me tire du lit vers h-1 malgré mon envie pressante de rester plus longtemps sous la couette. Alors que si je savais d'avance que Lex a eu du mal à se lever, que tout le monde a traîné un peu pour s'habiller,qu'il n'y avait plus de Nutella et qu'il a finalement été décidé d'emmener les enfants au MacDo (ou autre) avant de passer par chez moi... bref, que je récupère les enfants autour de h+2, j'aurais utilisé les deux heures autrement !
Séjour sous la couette, bain moussant, jogging, ... bref, le nombre de choses qu'on peut envisager quand on a un "budget" de deux heures devant soi est bien plus restreint que ce qu'on peut se permettre de faire quand on s'attend à ce que l'autre débarque imminemment sous peu....
Sauf que j'avais besoin de l'information pour gérer mon temps. Et que si je ne suis pas prevenue, je suis obligée de rester au garde-à-vous (ou presque) dans l'intervalle.
Quand vous arrivez très en retard à un rendez-vous, disons une heure et demie de retard pour prendre un verre avec quelqu'un.. le quelqu'un aurait eu le temps d'aller faire un tour, ou du shopping, voire une séance de ciné si vous le prévenez. Bref, d'optimiser.
Alors que si vous lui dites "J'ai terminé plus tard que prévu et je n'ai pas téléphoné parce que j'étais déjà suffisamment en retard, ça m'aurait encore plus retardé", il me semble que vous vous payez carrément sa tête (pour être polie).
Si votre moitié vous attend pour le dîner et que vous n'arrivez qu'à minuit, elle trouvera un peu bizarre qu'en cinq heures vous n'ayez pas trouvé trente petites secondes pour prévenir (elle aurait même pu imaginer que vous vous excuseriez... il y en a qui ne doutent de rien!).
Je prends ce manque de respect pour la gestion de mon temps comme une preuve d'immaturité et de manipulation, un peu comme les enfants qui cherchent à s'assurer que leurs parents les acceptent tels qu'ils sont, même s'ils sont odieux et égoïstes.
Par pitié, retardataires... si vous n'arrivez pas à être à l'heure à un rendez-vous, c'est une chose (et aussi un souci qui peut peut-être très bien se régler avec un bon psy)... mais un peu de respect de l'autre dans votre psychose... Co-mmu-ni-quez !!
03 juillet 2007
Des héros urbains
Que peut-on faire contre un malotru de livreur qui se gare en plein couloir de bus et empêche tout le monde de passer ?
Rien, apparemment, si l'on en croit un billet de Hell. Hell est une bloggeuse au style agréable, mais qui n'a pas peur de paraître "tête à claque" ou provocatrice, ni d'être politiquement incorrecte : elle s'en est déjà pris par le passé à ces assistées de mères qui osent espérer un coup de main quand elles doivent trimballer une poussette dans un bus. Elle est d'une fragilité et d'un mal-être palpables, avec des jugements d'adolescente en croisade sans merci contre la médiocrité du monde qui l'entoure.
Hell, donc, s'est retrouvée coincée dans un autobus (encore!) avec quelques personnes.
Le livreur, donc, n'a pas cédé à la demande polie du conducteur de déplacer son fourgon de deux mètres (!) mais a fini par céder lorsque deux passagers s'en sont mêlés, chauffés à blanc.
Hell a pris le parti de rester en retrait et de se moquer intérieurement (mais supérieurement) des deux "salauds" (sic), à qui elle reproche, si j'ai bien compris, de s'être sentis des héros à peu de frais alors qu'ils ne sont que des individus très communs.
Moi je trouve qu'ils ont plutôt bien fait, les deux héros urbains. On est d'accord : une situation comme ça n'est pas la fin du monde. Certes. Mais ce genre d'incivilité, si mesquine soit-elle, m'insupporte. Le couloir de bus, c'est fait pour les bus, et la moindre des choses, quand on bloque la circulation et qu'on peut faire autrement en se déplaçant de deux mètres, c'est de le faire. Là, le livreur avait les moyens de mettre un bus entier devant le fait accompli (et de faire perdre une demi-heure à un nombre de personnes non précisé) et ne s'en est pas privé. Peut-être qu'il a fallu un héros au petit pied pour réagir à un villain au petit pied ?
Hell n'a pas non plus apprécié le physique des héros en puissance : une femme "dont la taille ridicule [lui] a donné envie de la faire valser d'une chiquenaude" (sic) et un professeur un peu trop vieux. Si je comprends bien, pour avoir le droit de ne pas se faire piétiner, aux yeux de Hell, il faut être jeune, grand, athlétique, et ne pas exercer un métier trop intellectuel. Moi qui croyais niaisement qu'il y avait d'autant plus de mérite à se conduire comme un héros (oui, même petit) si l'on n'en avait pas la carrure ou l'étoffe.
En plus, ce n'est effectivement pas facile de remettre à sa place un type comme ça, qui assume pleinement le fait de faire perdre son temps à tout le monde et qui exploite le fait que face à tant de mauvaise foi et de désinvolture, on n'a qu'une alternative : la passivité ou les grands moyens (appeler la fourrière?). Pas facile de faire face, avec la seule force de ses arguments, à la loi du plus fort infligée par un minable !
Paradoxalement, c'est d'autant moins facile que l'enjeu est faible. Cela me rappelle les escrocs qui s'arrangent pour que leur victime ne perde que quelques euros dans une arnaque. Elles ont trop honte pour protester, ce qui laisse aux aigrefins le champ libre pour la suite.
Rester en retrait et observer d'un air ironique et supérieur ceux qui essaient d'agir pour sortir d'une situation injuste (bon, d'accord, c'est une petite injustice, une broutille, mais une injustice quand même), c'était l'attitude la plus zen, certes, mais aussi la plus facile, si l'on a du temps à perdre....
Bon, d'accord, ça avait sûrement un côté absurde qui méritait un sourire intérieur. Mais ce n'est pas une raison pour faire l'autruche.
01 juillet 2007
Darwin en culotte courte
Comment imaginez-vous la kermesse annuelle d'une école maternelle ?
Un truc super mignon et dégoulinant de bons sentiments ? Que nenni.
Déjà, sa raison d'être, c'est d'apporter un coup de pouce au financement de l'école, en mettant au maximum les parents à contribution. Eux, ils sont motivés puisqu'il s'agit de la vie sociale de leur rejeton. Qui, il est vrai, passe un super moment et fait ses premiers pas en tant qu'artiste choriste. Qu'on se le dise haut et fort : commercialement, c'est une arnaque.
C'est donc en faisant la queue pour racheter une part de la même salade que j'avais apportée un peu plus tôt, que je me suis aperçue qu'une maman resquillait dans la queue (donc pour gagner du temps sur une attente de trois-quatre minutes à tout casser).
La technique méritait d'être saluée. Madame faisait gaiement un bout de conversation à la personne derrière moi, puis se déplaçait insensiblement se se retrouvait à faire tout aussi gaiement la conversation à la personne devant moi. Et ainsi de suite.
Les autres queues pour les autres jeux étaient plus un amas de personnes de grande ou petite taille qui jouaient des coudes/donnaient des coups de sac à main pour passer avant les autres.
Voilà où le bât blesse. J'aurais pensé que ce comportement (déjà pas bien folichon ailleurs à mon avis) est à la limite de l'indécence, vu le contexte. Mais non... les gens ne sont pas moins rats qu'ailleurs, et ici aussi ils marcheront sur les pieds de leur prochain pour leur disputer des queues de cerise. C'est juste qu'ici, on ne peut se permettre aucune remarque parce qu'on est là pour la bonne cause et que ça gâcherait l'ambiance.
Bon à savoir pour la prochaine fois ?.... Je suis perplexe.
25 juin 2007
Chasse aux papillons
Je m'étais juré que l'on ne m'y reprendrait plus, mais me voilà récidiviste.
Normalement, on trouve difficilement plus borné réglo que moi en matière de prévention routière. Je n'ai pas tellement de compassion pour les automobilistes qui se plaignent de s'être fait flasher par un radar (en cas de fièvre, faut-il casser le thermomètre?) ou qui jugent qu'ils doivent adapter le code de la route à leur cas (par exemple, un "bon conducteur" autoproclamé aurait le droit de brûler les feux rouges la nuit, le fait d'avoir une grosse voiture permet d'infléchir les règles de priorité en sa faveur, etc.). Les règles sont peut-être arbitraires, mais elles ont le mérite d'exister et de créer les conditions d'un usage commun de la route.
Oui, mais là je me suis fait avoir par une règle TRES arbitraire. Le stationnement alterné.
Quelle règle de shadok ! Une place tout à fait autorisée au moment où l'on se gare qui devient formellement prohibée le lendemain. Et pourquoi faire ? Pour revenir au cas précédent, deux toutes petites semaines après. Ca devrait être interdit, une interdiction comme ça.
Et puis, quelle absurdité ! Jusqu'au 15 du mois à 23h59, cette place m'est ouverte sans limites et m'accueille en toute légalité. A partir du 16 à minuit pile, une pervenche a le droit de passer et de me coller un papillon sur le pare-brise. Evidemment, si j'ai le malheur de déplacer Titine avant 23h59, la même pervenche aura le droit de venir coller le même petit papier, mais un peu plus tôt.
Logiquement, donc, deux fois par mois, à minuit pile, PERSONNE ne doit être garé dans les rues où le stationnement est alterné.
J'en conclus que dans l'esprit du législateur, une immense partie des français citadins sont censés sortir de chez eux le soir, deux fois par mois, pour venir déplacer leur voiture, dans un ballet aussi gracieux que complexe. Pour être vraiment en règle, tout l'art consistera donc à démarrer le véhicule avant minuit, à faire un ou deux tours de pâté de maison, et à se regarer dans la même rue, mais de l'autre côté. Vous imaginez les embouteillages ?
Evidemment, il y aura toujours des esprits bassement terre-à-terre et matérialistes pour me dire qu'il suffit de se garer le 15 au soir (ou le 31 au soir)après que les contractuelles aient fini leur journée de travail (après 16h au plus tard, donc?), pour échapper au couperet. Oui mais voilà, la loi de Murphy commande typiquement dans ce cas que j'aie justement l'esprit ailleurs ce jour là (alors que la veille, je me suis dit qu'attention, demain on était le 15, et que l'avant-veille, je m'étais dit qu'attention, après-demain on était le 15).
Ah, si la qualité de grande tête-en-l'airisme était reconnue comme circonstance atténuante devant un Tribunal de police...
23 juin 2007
Auto-censure
La disparition du blog BD de Nico Shark, commentée un peu partout, me met mal à l'aise. Oui, moi, qui suis à peu près aussi inculte en BD qu'en politique, je suis troublée.
Le week-end dernier, non seulement Frantico a cessé de tenir le blog BD, mais toutes les pages du blog ont disparu, mis à part le jeu "Nico Prout". Entretemps, le site a eu un comportement étrange, affichant une page d'erreur, qui, il est vrai, sent le canular (« error/gouv/rg/halt.htm »).
De quoi lancer toutes sortes de rumeurs sur des pressions politiques qui auraient fait cesser la parution de la BD.
Selon une interview, Frantico aurait décidé tout seul de mettre fin à la BD et aurait orchestré la fin du blog en la faisant dans un premier temps ressembler à s'y méprendre au résultat d'une censure.
Frantico s'est amusé à retourner contre Sarkozy sa mauvaise réputation en matière de pressions médiatique (pour promouvoir un futur album?). Cela a l'avantage de nous alerter davantage sur le personnage : oui, nous sommes capables de croire qu'il a cherché à censurer une caricature de lui, un malheureux dessin qui ne lui plaît pas. Cela s'est vu.
Oui, mais il a été aussi précisé que Frantico avait subi des menaces de mort, que le serveur Zanorg avait connu des attaques importantes et que Frantico se lassait de s'attaquer à des personnages "intouchables".
A partir de là, toutes les hypothèses sont permises. Et pourquoi l'interview de Frantico ne serait-elle pas elle-même le résultat de pressions ? Ou bien, au contraire, ces histoires d'intox et de menaces ne feraient-elles pas partie du jeu instrumenté par le dessinateur?
Frantico a joué à la victime de censure, à crier "au loup". Il n'en faut pas plus pour semer un doute sur d'éventuelles futures victimes (et pourquoi pas les victimes passées et présentes?) du loup.
22 juin 2007
"... elle ou moi!"
"Je dois avouer que j'ai essuyé une petite crise de jalousie hier soir à cause de toi..." m'a répondu Spokenfor.
Il avait laissé son ordinateur allumé et Madame Spokenfor s'est "étonnée" que l'on puisse s'écrire.
"Que lui as-tu dis ? Tu lui as expliqué ?" commençai-je par répondre. Puis, un doute m'est venu et j'ai terminé mon mail par "parfois une explication ne suffit pas, devrons-nous rompre le contact?".
"Je crains que oui, je m'y suis engagé". Comme quoi parfois il suffit de tendre une perche à un homme pour remédier à un accès de couardise. "Petite crise de jalousie", qu'il disait. Petit malin, va. Doux euphémisme.
Il m'a proposé de le contacter dans quelque temps, mais avec une autre adresse, en vue d'une activité à laquelle il m'avait proposé de participer cet automne (en toute chasteté!). Je lui ai répondu qu'à mon avis, il avait renoncé à être en contact avec une personne et non un pseudo. Bête Loyale à manger du foin. Je pense qu'il aurait été aussi gêné de contourner ainsi la promesse qu'il avait faite, que je l'aurais été de l'y aider.
Je ne reverrai donc plus Spokenfor.
C'est trop injuste ! Donc il ne me présentera pas son copain célibataire. Alors que je vois mal en quoi j'aurais pu représenter un danger pour son couple, sachant que 1) on ne s'est vus qu'une fois et la prochaine occasion qui devait nous rapprocher, c'était qu'il me serve d'entremetteur 2) Il a été remarquablement transparent avec moi, et je n'avais pas plus de vues sur lui que lui sur moi, 3) mon dernier e-mail tentait de le convaincre de l'importance de rester vrai s'agissant des circonstances de leur rencontre. D'ailleurs j'ai réussi, c'est déjà ça de gagné !
C'est pour lui que je me fais un peu d'inquiétude maintenant. Si l'on résume la situation, Spokenfor va donc, imminemment, fonder une famille avec une femme qui fouille dans ses mails et qui pique une crise s'il a une amie femme. Voilà deux choses qui me feraient fuir chez un homme !! Bien sûr, je ne suis pas seulement une connaissance féminine, je suis aussi un ancien contact Meatix, et je suis une connaissance suffisamment lointaine pour lui pour qu'il puisse faire une croix sur moi sans dommage. Soit.
Ben oui, mais s'il n'est pas capable de se dresser avec sa petite colonne vertébrale et d'expliquer à sa chérie qu'elle n'a rien à craindre et qu'elle peut lui laisser ses amies....
Enfin... c'est lui qui voit, hein...
Et vous, vous avez déjà vécu avec un(e) jaloux(se) ?
A partir de quel stade vous méfiez-vous d'un(e) ami(e) de l'autre sexe dans l'entourage de votre partenaire?
Quelles concessions seriez-vous prêts à faire, à qui seriez-vous prêts à renoncer pour rassurer votre moitié ?
20 juin 2007
D'art et d'effluves
Ce week-end, momentanément sans enfant, j'ai rendu une visite au petit cinéma de ma ville.
C'est une petite salle, à deux pas de mon sweet home, pas très chère, et on peut y voir des films assez récents.
Oui, oui, j'y suis allée seule (Lex n'a pas voulu me croire... ), mais en me changeant et on me pomponnant quand même. D'ailleurs, tout le monde est sur son trente et un dans cette salle-là.
Donc j'arrive, laisse le jeune homme déchirer le ticket que je viens d'acheter, m'installe, regarde les bandes annonces...
...et là, une odeur incongrue, mi munster, mi moisi, vient me chatouiller les narines.
Quelqu'un mangerait-il un morceau de camembert bien fait dans le cinéma? Dans ma ville si correcte et bien-pensante ?
Je regarde à gauche : rien à signaler.
Je regarde à droite...:
Une de mes voisines de derrière vient de se déchausser et de poser son pied nu entre deux sièges. Et moi, j'en sens les relents à trois sièges d'intervalle. Berk !
C'est la deuxième fois que cela m'arrive. La première fois, j'étais à un seul siège des orteils surélévés et à l'odeur s'ajoutait la sensation un peu gênante de voir un truc bizarre au coin de mon champ de vision.
Je conçois que ça doit être agréable et excellent pour la circulation de se délasser ainsi les pieds... mais mince alors, vous trouvez ça correct, vous ?
16 juin 2007
Les fuyants numériques
Avez-vous déjà reçu ce genre de texto ? "Salut, comment vas-tu?".
Agaçant, non ? Voilà un ami, une connaissance qui daigne se rappeler de vous, mais ne prend pas la peine de décrocher le téléphone ou même vous envoyer un petit mot par mail pour vous proposer se voir. Et qui en plus voudrait vous obliger soit à commencer une sorte de tchatt par sms (oui, si vous lui répondez, vous avez la garantie de recevoir un second message avec une autre question... et non, je n'ai pas un forfait qui me permette d'échanger des banalités à volonté par sms avec tous mes amis!) soit de le/la contacter à votre tour d'une autre manière. Autrement dit, on vous laisse le soin, soit d'entrer dans le même jeu, soit de faire l'effort qu'on n'a pas daigné faire. J'y vois un manque de courtoisie.
J'ai affaire en ce moment à un prétendant d'une espèce particulière. Il s'agit au départ d'un meatix boy avec qui il n'y avait pas eu d' "étincelle", mais avec qui je trouvais les échanges très intéressants et agréables. Nous nous sommes rencontrés une fois, et il m'a aussi posé deux lapins. Le paradoxe, c'est que depuis, non seulement il n'a plus reparlé de se voir et laissé choir téléphone et e-mail pour me parler, mais qu'il m'envoie ça et là des sms d'un genre particulier. Belle Cinn, comment vas-tu depuis tout ce temps, moi je suis débordé de boulot. Belle demoiselle, je me sens si bien avec toi, tu me manques terriblement. Belle Cinn, je pense à toi.
Autrement dit, il se languit, mais en ayant pris l'initiative de limiter nos rapports à la forme la plus superficielle et la moins riche qui soit. S'il faut en croire "Msn Dating & Personals" (je n'ai pas retrouvé l'article), le sms étant la manière de garder le contact qui demande le moins d'application, un garçon qui limite à cela ses échanges avec une femme a des intentions au-dessous de la ceinture ! Pire, je n'ai le choix qu'entre deux rôles : 1) la cruelle qui l'ignore et qui le laisse souffrir, 2) l'éperdue qui lui court après en le suppliant de la revoir et en se chargeant de tout organiser (ah oui, un côté maman aussi, donc).
Touchant, mais exaspérant.
Moi, les sms, je les vois plutôt comme utilitaires (puisqu'ils ont l'avantage de faire passer un message sans beaucoup déranger) ou outils permettant de faire un clin d'oeil à quelqu'un, un petit mot comme ça, en général sans obligation de réponse, le nombre de caractères limités permettant de surcroît de se livrer à un exercice de concision (j'utilise peu le "langage sms"... encore mon côté vieux jeu).
De nous deux, il doit certainement y en avoir un encore plus tordu que l'autre, mais lequel ?