Travaux en cours

Ce blog a déménagé : http://dusoleilaucoeur.fr

06 octobre 2008

Déménagement

Non, je ne vous ferai pas le coup classique du "J'ai décidé de fermer ce blog".

Désormais, je suis tout simplement ....

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08 août 2008

La mission

Ce blog a déménagé et s'appelle à présent Du Soleil au Coeur.


Vous pouvez désormais lire et commenter cet article sur la page "La Mission".


La catégorie "bonheurs en petite monnaie" rassemble des petits bonheurs de la vie quotidienne.


Vous pouvez aussi en savoir plus sur les malheurs de mes poissons rouges en consultant la rubrique "Carassius Auratus".


Voici l'article originel :


J'ai fait quelque chose qui ne me ressemble pas. C'est amusant, cette expression : constater qu'il y a des choses qu'on a tendance à faire ou à ne pas faire, et décider (ou non) de passer outre, parce que les choses qui nous ressemblent ne sont pas forcément les meilleures.

Donc.

Je ne sais pas quel traumatisme d'enfance fait que je n'aime pas que des inconnus entrent chez moi en mon absence, mais c'est comme ça. Oui, même une simple femme de ménage.

Évidemment, c'est ridicule. Des tas de gens ont des femmes de ménage et s'en portent très bien. Il y a même des gens qui échangent leurs maisons pendant les vacances, et personne ne pique les affaires de personne, et personne ne fouille dans les affaires personnelles de personne. Des tas d'inconnus sont dignes de confiance. Oui, mais allez expliquer ça à la Cinn irrationnelle qui croit Raphaël quand il lui raconte une histoire saugrenue sur la baby-sitter.

Avant de repartir en vacances voir mes enfants (cet été, mes enfants sont chez mes parents), j'ai confié ma clé à une voisine que je connais à peine.

Pour le commun des mortels : un acte plus qu'anodin.

Pour moi : un grand saut dans l'inconnu.

Après avoir cogité longtemps, m'être dit que sans ça, mes poissons mourraient peut-être de faim, m'être dit que ce n'était sûrement pas si terrible, m'être dit qu'après tout il était temps que je fasse l'essai, que cela me ferait du bien, que c'était l'occasion de créer des liens entre voisins, qu'il ne se passerait rien de fâcheux, oui, bon, que les chances que quelque chose de fâcheux se passe était minimes, que mes poissons pourraient bien survivre une semaine sans manger (....et je vous passe le reste des cogitations), je me suis donc mise en quête d'un(e) voisin(e) complaisant(e) qui pourrait prendre mes poissons.

A suivre...

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30 juillet 2008

Arroseuse

Mes pauvres petites plantes, que j'ai abandonnées en pleine canicule pendant tout un ouikende. Ne vous inquiétez pas, je suis là maintenant, je pense à vous. Tenez, j'attrape le rrros n'arrosoir (houlàlà, il vente beaucoup sur mon balcon, c'est tempête ce soir), je vais le remplir tout plein, et vous allez avoir du glouglou à boire.

Voilà, ça y est, le robinet de la baignoire remplit l'arrosoir. Le niveau monte régulièrement. De l'eau bien fraîche pour mes petites plan-plantes, avec une nappe d'écume blanche. Voilà, l'arrosoir est plein. Tiens, maintenant que le robinet s'est arrêté de gronder, y'a comme un bruit dehors?

Je rejoins le balcon, en traînant mon arrosoir.

Il y a un énorme orage.

Mes plantes sont en train de se faire copieusement inonder.

Je dois vivre dans un Tex Avery.

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28 juillet 2008

Mourir pour mon boulot, d'accord...

... mais de mort lente.

L'alarme incendie s'est déclenchée intempestivement vendredi matin.

Ce qui est rigolo, c'est que personne n'a bougé. Personne n'y croyait.Tout le monde était au téléphone ou en train de plancher sur quelque chose, en tout cas tout paraissait plus urgent que d'échapper à une mort atroce par asphyxie ou brûlé vif.

Le jour où il y aura un vrai incendie, les seules survivantes seront moi et une collègue, seules à nous être dirigées vers les escaliers, sac à main à la main. Non sans hésitation, parce que ça ne tombe pas sous le sens de s'en tenir à l'idée qu'il faut laisser tomber ses urgences et filer dehors alors que tout le monde reste indifférent, serein et professionnel.

Bon, j'avais quand même sauvegardé mon travail avant. On ne sait jamais, dès fois que le serveur échapperait aux flammes.

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10 mai 2008

Irréfutable

"J'avais environ 7 ans quand ma mère m'a surpris en train d'essayer ses vêtements. Maintenant, c'est elle qui me pique mon maquillage..."

Bousculer un peu les tabous et les préjugés en donnant un argument d'achat aux femmes qui aiment se moquer des hommes un peu douillets. C'est le double pari de cette pub plutôt audacieuse, dont je ne sais pas si elle est diffusée en France.

L'idée est la suivante, d'après ce que j'ai compris : le narrateur est un travesti, qui aime se mettre en beauté et être féminin. Comme tous les hommes, il est très chichiteux et déteste avoir mal. Donc il choisit le rasoir Ph*****ve. Sous entendu : vous, les femmes, qui en avez vu d'autres, qui êtes bâties par la nature de façon à supporter haut la main les douleurs de l'enfantement et qui accessoirement êtes toutes aguerries à l'épilation du maillot à la cire chaude, vous ne sentirez rien.

Imparable, non ?

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03 mai 2008

La crêpe de la tentation

C'est, sans aucun doute, un lieu dédié aux plaisirs des sens et à la décadence.

Dès notre arrivée, une jolie hôtesse nous montre notre place. Il s'agit de l'une des six tables alignées sur toute la largeur de la petite crêperie. Le décor est simple, l'ambiance agréable. Reste à savoir si la cuisine est bonne...

C'est là que la géographie des lieux intervient. Car les six tables évoquées plus haut sont à présent toutes occupées, par des convives arrivés deux par deux, à quelques minutes d'intervalle. Les commandes ont été prises à peu près dans le même ordre et au même rythme, et les plats vont donc arriver les uns après les autres en partant de la table la plus éloignée, pour se rapprocher de nous.

Il suffit donc de surveiller la vague successive de délices qui se déposent devant nos voisins pour avoir une idée de ce qui nous attend.

A deux tablées de nous, deux assiettes fumantes, copieusement remplies, atterrissent devant nos presque voisins. Coups d'oeil en coin. S'agit-il d'un plat de la carte, d'une suggestion du jour ? On distingue bien, avec des coups d'oeil obliques presque discrets, d'appétissantes pommes de terre parsemées de fines herbes, mais s'agit-il de poisson ? De coquilles Saint Jacques?... Non!.. non, ce serait inconcevable, impensable : normalement les Saint Jacques sont servies avec des pâtes aujourd'hui. il y aurait eu traitement de faveur, 

De toute manière, ce sont des galettes de sarrasin que nous avons commandées. Justement, juste à côté de nous, arrive une, puis deux galettes de blé noir, dont l'une est accompagnée d'une salade verte et d'une tranche de tomate

Nous sommes fixés : ce sera délicieux.tentation

Sa crêpe avalée, une jolie jeune fille de la même rangée de table se décide : Je m'en tiendrai là, je ne prendrai pas de dessert. Ce n'est pas bon pour ce que j'ai. Crêpe ou glace, vous ne m'aurez pas, je serai forte pour défendre mon tour de taille.

Et à la table voisine, arrivent une coupe de chocolat chapeautée d'une toque de crème chantilly et une énorme crêpe nappée de chocolat, elle aussi décorée de crème.

Les yeux bleus louchent vers l'assiette voisine :

"...Elle me fait envie, la crêpe du monsieur".

Est-ce l'odeur du chocolat chaud ? La pointe de crème blanche, tentatrice, restant un instant au coin de nos lèvres ? Toujours est-il que le temps que la serveuse revienne, la petite blonde avait craqué :

"Je prendrai une crêpe chocolat-banane-chantilly"

C'en était trop pour nous :

"... Copieuse !..

- Elle a succombé!!"

Confuse et rosissante, sous les huées, elle s'est caché le visage derrière son menu.

Mais la crêpe étant réellement succulente, je pense qu'elle n'a pas regretté d'avoir cédé à la tentatrice.

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18 avril 2008

Le monstre du Loch lace

StreumEst-ce qu'il vous est déjà arrivé de tomber nez à nez avec une chose monstrueuse, mi-bête, mi-chose, dans le salon de votre mère ?

Mes tout-petits étaient en danger et je n'en savais rien. J'étais probablement en train de vaquer à l'une des mille occupations quotidiennes d'une mère indigne dévouée, quand j'ai entendu le cri de détresse de mon fils.

"Mamaaannn ! Viennnns!"

L'oreille d'une mère est très fine (même si dans certains cas elle est en cours de détérioration à cause de son grand âge).

La mère sait déceler presque aussitôt, au son du cri de son petit, s'il y a accident (un premier cri, suivi d'une très longue pause pour reprendre son souffle, avant le deuxième pleur. Plus la pause est longue, plus c'est grave), simple caprice (pleurs plus longs), dispute (pleurs en stéréo), etc.

dentelleLà, il y avait quelque chose d'inconnu et d'inquiétant, c'était audible.

J'ai volé à son secours.

"Mamannn ! Il y a un torchon géant sur la table!"

C'était la nappe que j'avais mise, pour changer, dans un souci esthétique et aussi pour protéger la table lors du repas des demi-clones. Il faut dire que cette saleté de table est dotée d'un espace entre le plateau et le cadre, dans lequel aiment se loger couverts, gouttes de yaourt et lambeaux de nourriture. Miam.

Un torchon géant. Ma nappe à carreaux.
S'il commence à me trouver ringarde à 4 ans, on va rigoler à l'adolescence.

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11 avril 2008

Wednesday night fever

S'il y a un truc formidable quand on est séparée, c'est bien le droit de visite et d'héberglibertyement du papa. Oui, bien sûr, j'adore avoir mes enfants avec moi. Mais les soirs où ils sont chez leur père, (même en pleine semaine), par contraste, c'est synonyme de soirée de liberté absolue, de farniente ou de grand ménage, au choix. Bref, un peu comme une célibataire, sauf qu'on apprécie encore plus parce que c'est devenu plus rare.

Finie la course-circuit avec les étapes invariables train-voiture-crèche-école-courses  (le cas échéant) -dîner-dodo. Fini le coucher parfois laborieux des enfants. Et quand, enfin, ils sont sous la couette, passés par les toilettes, quand ils ont eu leur verre d'eau, leur câlin et leur bisou, il faut rester quelques instants assise dans le couloir (j'ai fait beaucoup de progrès depuis l'initiation de Laura à la physique quantique), et ne pas faire de bruit, histoire de ne pas perturber le marchand de sable. Ce n'est qu'après qu'on peut mener à bien les menues tâches (débarrassage de table...), le minimum vital qui fait que Emerence, quand elle arrive à 7 heures, ne s'enfuit pas en hurlant d'horreur au vu de l'état de décrépitude dans lequel est tombé mon chez-moi.

Bref, j'attendais avec impatience LE soir où, après près de trois semaines de quasi-indisponibilité pour cause professionnelle, Lex allait pouvoir héberger les deux enfants pour la nuit.

J'allais pouvoir faire les choses les plus folles. Prendre un bain, peut-être. Ou regarder la télé pour de vrai, au lieu de jeter un oeil sur quelques courtes vidéos glanées sur Youtube. Et pourquoi pas aller au cinéma, ou faire les vitres? Non, vraiment, ça allait être d'enfer. Du jamais vu, de la folie pure de ouf de la mort qui tue. Ensuite, j'enchaînerais sur une grasse matinée, puisque je pourrais facilement dormir une heure de plus le matin avant d'aller bosser.

Evidemment, quelques heures avant l'heure prévue pour les récupérer, j'ai reçu un message téléphonique de Lex : il avait rendez-vous le lendemain matin, à 9h30, à 2000 km d'ici, et besoin de mon aide pour le soir.

J'ai dû passer mes envies de meurtre sur la peluche Dora l'Exploratrice.

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07 avril 2008

Mort d'un fantasme

boydJ'ai un aveu à vous faire. Celui sans qui je serais peut-être homosexuelle à l'heure qu'il est, vient de mourir.

Bon, d'accord, sur la fin, il n'était pas très sympathique. Non, vraiment pas. Ultraconservateur et ultralibéral. Antisémite. Homophobe. Président du lobby des armes à feu. Raciste. Il y a plus avenant, comme profil. On est tenté de mettre une partie de tout ça sur le compte de sa maladie d'Alzheimer ? Ce n'est certes pas donné à tout le monde de bien vieillir, mais là... brrrr...

Oui mais voilà : Rendons à Charlton ce qui est à Charlton. Avant lui, je préférais les filles. Ne me demandez pas quel âge j'avais, mais c'est au beau milieu de "Ben Hur" que je me suis littéralement rendue compte, non sans une certaine surprise,  que oui, un garçon, ça pouvait aussi être agréable à regarder.

Merci Charlton ?

Et à part ça, on est en avril et il a neigé. Tout était blanc ce matin. Surprenant et ravissant..

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31 mars 2008

Cassée la voie

Il y a des jours où j'aime bien les problèmes de circulation de ma ligne de trains.

trainsourireDepuis presque deux ans, je prends très souvent le même train à la même heure. Et j'y trouve parfois les mêmes gens sur le quai. Oui, mais voilà, j'ai une incapacité sociale telle que depuis le temps, je n'avais adressé la parole à aucun. Des petits hochements de tête de reconnaissance ou des légers sourires, et puis basta. Oui, j'ai beau être pleine de bonne volonté pour établir un contact amical avec les terriens, je suis un peu autiste.

Et bien lorsque je suis arrivée ce matin sur le quai, et qu'il m'a paru plus chargé que d'habitude (in petto : "un train a dû être supprimé. Chouette, pour une fois que ce n'est pas le mien"), il a miraculeusement suffit d'un regard interrogateur, d'un rien, pour entamer la conversation avec deux de mes voisins habituels.

"Déraillement à la gare de [deux gares avant]. Le prochain train est dans quinze minutes. Ils ont annoncé ça il y a deux minutes".

Et j'ai enchaîné sur la rareté du phénomène. Le reste est allé tout seul.

Nous avons épilogué sur notre mésaventure commune (que tous les cheminots me pardonnent les plaisanteries douteuses que j'ai pu émettre sur leur dynamisme et leur capacité de réactivité. Rien n'est plus facile que de nouer une conversation contre un ennemi commun, et vous avez fait l'affaire). Nous avons émis des hypothèses alarmantes sur la densité humaine du prochain train (allait-on pouvoir s'y glisser? Quid des gares suivantes?). Nous avons averti la dame qui courait le long de la gare, dehors, que ce n'était pas la peine de se presser : elle attraperait son train, même en marchant.

Et nous nous sommes réjouis de concert lorsqu'un train est arrivé beaucoup plus vite que prévu, avec en plus des places assises. Bref, tout bénef.

Soyons fous : si ça se trouve, à la prochaine catastrophe ferroviaire, je lui demanderai son nom, à la voisine de quai ?

Posté par Cinn à 10:30 - Bonheur en petite monnaie - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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