27 mars 2007
Exercice de style
Dans son dernier billet, Poussière d'Etoile s'insurge contre les sites qui proposent aux infidèles (entre autres) de s'offrir, contre rémunération, un "alibi" solide pour éviter d'être soupçonné(e) par sa moitié.
J'ai envie de me faire l'avocat du diable.
Pour me faire pardonner, par solidarité féminine et aussi par facilité (éviter d'ajouter des "(e)" partout), je me propose de faire comme si l'infidèle était toujours masculin, et la "victime" toujours féminine.
Ma toute chère Poussière, les infidèles ont toujours existé et existeront toujours. Il y a des personnes qui pour une raison ou une autre (matérielle, enfants...), ne peuvent pas quitter leur époux. Il y a des personnes sincèrement amoureuses de DEUX personnes, et aussi soucieuses du bonheur de l'une que de l'autre. Il y en a aussi qui trouvent leur équilibre dans un "jardin secret" avec une autre personne, avec qui ils vivent autre chose qu'avec la personne qu'ils aiment sincèrement par ailleurs. Ils aimeraient certes être heureux autrement, avec une seule personne, et ne risquer de faire du mal à quiconque, mais les choses sont ainsi. Je n'arrive pour ma part pas à les juger car je ne connais pas cette situation... et espère sincèrement ne jamais être dedans.
Imagine-toi mariée depuis vingt ans et heureuse. Tout d'un coup, tu tombes amoureuse comme une écolière. Irrémédiablement, passionnément. Vous partagez certaines choses, certains goûts, que tu ne trouves pas ailleurs. Tu sais qu'il n'est pas pour toi mais tu ne peux t'empêcher de penser à lui, tu passes ton temps à avoir envie de le voir, il t'est trop douloureux d'imaginer perdre le contact avec lui. Même si tu trouves le courage de faire en sorte qu'il ne se passe rien, ou plus rien, tu en souffres. Et tu n'y peux rien.
Te voilà dans une situation atroce : obligée de vivre dans une part de mensonge avec ton mari (que tu aimes aussi, que tu n'imagines pas quitter), obligée de souffrir et de subir cela.
Je ne te parlerai pas de l' "accident", une envie d'un jour à laquelle il n'a pas su résister et qu'il sait que l'épouse ne pardonnera jamais. Or, il tient à sa femme, ne veut pas la perdre, et est prêt à tout pour ça, y compris à lui cacher une partie de la vérité. Il pourrait tout "déballer" et soulager sa conscience, mais il préfère vivre avec sa culpabilité et que sa femme soit heureuse. Bref, une preuve d'amour.
On ne me feras jamais souhaiter d'être infidèle ou tentée, Poussière d'Etoiles, mais lorsque le mal est fait, lorsqu'il a fait le "choix" de suivre ce chemin, ce n'est jamais, je pense, dans le but de trahir ou de faire du mal à sa compagne. Alors vaut-il mieux dans ce cas la ménager, la protéger d'une vérité si elle est incapable de la comprendre ? Ou jouer les maladroits, multiplier les actes manqués et lapsus pour forcément un jour être découvert et faire abominablement souffrir la personne ? Voilà le vrai salaud...
Je me résume : Oui, tromper, c'est pas bien. Mais quitte à tromper, autant le faire avec des pros.
25 mars 2007
".... combats avec tes défenseurs"
Echo à une conversation avec Vol de Nuit...
Oui, la liberté de choix, c'est essentiel pour moi. Un choix qui n'engage que moi, ou qui est mon droit le plus strict, je m'attends à ce qu'il soit respecté. Thé ou café le matin ? Tartines ou tripes ? Croire aux fantômes (ou autre) ou pas ? Avoir ou non envie de ceci ou cela au niveau amoureux à un moment donné? Mettre fin à une relation ou pas ?
Autant de choses que je m'estime en droit de pouvoir "imposer", que je m'attends à voir normalement respecté. Et aussi que je respecte systématiquement pour autrui, même si je pense que je ne ferais pas le même choix à sa place.
C'est ainsi que je n'ai pratiquement jamais essayé de retenir un homme qui s'en va. Je pars du principe qu'il a déjà pesé le pour et le contre, et qu'il est le seul à décider ce qui est bon pour lui. Inversement, je suis surprise et plutôt admirative quand, comme dans le cas de Lex, c'est autrui qui essaye de me retenir !
Evidemment, il y a des limites. Quand un(e) ami(e) se fait du mal, un vrai ami est en droit de le ou la mettre en garde, de lui dire ses craintes.... mais à mon avis, à part quelques cas rares (désir de mort...), la décision reste in fine la sienne. J'ai vu une amie souffrir pendant des mois d'une relation avec son "significant other", se déchirer, se remettre avec lui avec l'espoir que les choses aillent mieux, à nouveau se détruire... jamais je n'ai remis en cause ses décisions, même si j'ai essayé de la mettre en garde lorsqu'elle se relançait dans l'aventure et d'être là quand l'aventure se terminait. (Pour la petite histoire, elle est très heureuse aujourd'hui avec une autre personne).
Tout ça pour dire que oui, en qui essaye (à tort ou à raison d'ailleurs) de m'ouvrir les yeux sur une vérité peu agréable à entendre ou sur un danger, je vois un ami.
(P.S: le titre de ce billet est tiré d'une chanson très connue. Tous mes respects à ceux qui trouveraient laquelle sans Googeuliser ni vérifier quoi que ce soit, et aussi à ceux qui auraient la curiosité de le faire).
24 mars 2007
Comme une actrice en sa loge
Cette fois on peut le dire, ce n'est plus un acte isolé, comme mon escapade d'il y a quelques mois, lorsque j'ai profité d'un beau matin où Lex et les enfants dormaient encore pour aller courir, en ayant envie de recommencer bientôt. Cette fois je me suis remise au sport, et ça me plaît.
Pour marquer le coup, j'ai même été faire une virée dans un magasin de sport, dont j'ai notamment ramené une paire de chaussures toutes neuves, faites pour la course et girly à la fois. (Oui, bon, elles sont rose et blanc, et alors ? On a sa période Barbie quand on peut ). Pour la pas-top-dingue de shopping que je suis, c'était un signe, presque un engagement.
Il y a un plaisir tout particulier à se "mettre en tenue" pour courir, comme si j'enfilais l'âme d'une joggeuse en même temps que son costume. Avant, je suis peut-être juste une Cinn qui traîne chez elle, après, je suis un clone de cabri qui a envie de jouer avec son corps (presque) tout neuf.
J'ai connu la même impression de quasi-conditionnement en tant qu'élève infirmière, il y a bien longtemps. Arriver en sa tenue de ville. Laisser dans un casier métallique noir, vert sombre ou gris, un peu dur à fermer, scellé par un cadenas que j'apportais à chaque stage, vêtements et préoccupations du dehors, pour enfiler la tenue imposée par l'école : un pantalon et une blouse. Et non, pour les hommes qui me lisent, ça n'avait rien de sexy, notamment parce que les trois tenues achetées en début de cursus étaient prévues exprès un peu grandes, les élèves infirmières prenant souvent quelques kilos en cours de cursus. Donc on flottait un peu dans des tenues informes, mais blanches et professionnelles. Et hop ! On n'était plus qu'une soignante prête à l'emploi...
L'habit fait un peu le moine... à l'intérieur du moins.
22 mars 2007
Premiers accrocs de parent solo
Soit une jeune femme que nous appellerons C., récemment séparée, qui n'a fait que très peu de sorties un peu marrantes depuis une éternité et qui n'aurait rien contre l'idée de faire de nouvelles rencontres.
Soit un jeune homme que nous appellerons F., qui se trouve être un copain d'une amie à elle (Lina), un peu dans les mêmes âges, doté d'un charme fou et d'une gentillesse certaine, qui a en plus visiblement complètement oublié d'être bête. Tout ça joliment emballé dans un corps d'Apollon tout musclé. Et, selon toute apparence, actuellement célibataire. Si, ça existe !
Supposez à présent que F. propose spontanément à C. d'assister à un spectacle pour lequel il a des billets grâce à son employeur, "parce que tout le monde n'a pas encore pensé à confirmer" sa présence. Juste le soir où l'ex de C. doit en théorie aller chercher les enfants à l'école et à la crèche pour les garder avec lui pendant les prochaines 36 heures.
Combien de microsecondes C. doit-elle faire semblant d'hésiter avant d'accepter ?
Soit.
Imaginez maintenant C., le soir en question, pomponnée de pied en cap après être repassée chez elle pour un relookage-pomponnage éclair, mené de main de maître (enfin, par rapport à d'habitude). Trottinant pour prendre son train.
Le téléphone sonne. C'est Lex.
... "Comment on fait ce soir pour récupérer les enfants?".
Quoiiii ?? Il n'a pas récupéré les enfants ??
La crèche ferme dans dix minutes, l'école dans quinze. Même les grands-parents, appelés à la rescousse, ne peuvent plus grand chose pour C. : Lex s'est opposé par écrit à ce qu'ils récupèrent la petite fille à la crèche.
Je me revois sortir du train, téléphone à la main, pour reprendre à la volée le train qui se trouvait de l'autre côté du quai pour repartir dans l'autre sens. La soirée était à l'eau, bien sûr. On ne rentre pas une heure en retard dans une salle de théâtre.
Un ex idéal ? Peut-être, mais la prochaine fois ce sera avec un minimum de garde-fous en plus.
16 mars 2007
Petits plaisirs du matin
- Se lever quand la maison dort encore et se sentir seule au monde,
- Faire quelque chose d'utile là, maintenant, tout de suite (une lessive par exemple), histoire de se sentir active au saut du lit,
- Se réveiller avec une douche chaude, se pomponner, décider selon l'envie du moment des vêtements, chaussures, maquillage,
- Consulter ses mails (ou autre) en compagnie d'une tasse de thé chaude,
- Accueillir mes enfants au réveil, les aider dans cette dure transition dans la vie d'éveil en câlins et paroles douces, trouver de quoi les stimuler et leur donner envie de commencer la journée eux aussi, les faire rire,
- Les préparer et les faire manger tous les jours et cependant que ce moment soit agréable et un peu différent tous les jours. Un jour, je saurai mettre un peu de magie dans tout leur quotidien, c'est promis,
- Après les avoir déposés, qui à l'école, qui à la crèche, trouver de main de maître une place pour se garer et piquer un petit sprint jusqu'à la gare, histoire d'attraper mon train,
- Siroter "Science Hebdo" dans mon Ipod pendant mon trajet.
Voilà pourquoi j'aime les matins. Evidemment, si je ne me réveillais pas seule mais accompagnée d'un garçon un tant soit peu matinal, d'autres horizons s'ouvriraient...!
14 mars 2007
Comment séduire à coup sûr sur Meatix
Voilà le mode d'emploi pour être sûr de faire des conquêtes sur Meatix. Oui, tout ça, c'est du vécu, et je ne suis inscrite que depuis deux semaines...
- Déjà, dites-en le moins possible sur vous. Ne mettez pas d'annonce personnelle et le moins possible de renseignements sur votre profil. Vous mesurez 1m74 et vous êtes brun, cela devrait suffire à une femme pour qu'elle ait envie de vous rencontrer. Surtout si vous estimez que l'apparence physique n'a "pas grande importance" (au moins en ce qui vous concerne). Ensuite, conserver une part de mystère est important dans un couple.
- Spécifiez par contre toutes les caractéristiques de votre femme idéale, poids, taille et niveau de revenus compris.
- Si vous avez du mal à trouver des interlocutrices, mentez sur votre âge, votre apparence physique, votre lieu d'habitation, etc. Eventuellement, dites que vous avez enlevé votre photo car vous n'arriviez plus à gérer le flux de femmes qui voulaient vous parler. La fin justifie les moyens, c'est comme ça que vous arrivez à joindre votre cible principale, celle qui a 15 ans de moins que vous (les "vieilles" de votre âge ne vous intéressent pas).
- Montrez que vous n'avez d'office rien à dire (à part peut-être votre prénom) en discutant avec elle ou en lui écrivant. Surtout ne rebondissez pas sur un élément de son profil ou de son annonce en lui donnant l'occasion de vous répondre. Dites par exemple "slt, moi c Firmin, et toi?". Si vous n'avez rien à dire, dites "lol". Un homme capable de rigoler tout seul devant son écran sans aucune raison nous paraît d'emblée extrêmement séduisant.
- Rien ne sert de retarder une rencontre, qui de toute façon sera décisive. Inutile de faire connaissance : juste après lui avoir demandé son prénom, demandez-lui quand vous pouvez prendre un verre avec elle. Les femmes adorent passer leur temps à prendre un verre avec des centaines de types qui ne les intéressent pas sans trop faire de tri.
En guise de présentations
Moi : Cinnamon, une femme tout récemment séparée, saine de corps et d'esprit, fort sympathique et discrètement décalée.
Laura, ma fille, une crevette remuante de 18 mois, un physique de poupée très attendrissante sous lequel se cache beaucoup, oh, beaucoup de caractère. Une tête de mule qui sait ce qu'elle veut et qui vous rit au nez quand vous la grondez, histoire d'essayer de vous avoir par les sentiments. Je suis bien évidemment folle d'elle.
Raphaël, mon fils, 3 ans, le plus gentil, le plus câlin, le plus vif et le plus génial petit garçon de la Terre.
Lex : le papa de mes enfants, un garçon qui n'était pas fait pour vivre avec moi (et inversement) mais dont les qualités en font un être exceptionnel.
Lina : une amie
Emerence et Honorine : deux baby-sitters
Nota : Les noms des personnages ci-dessus ont été modifiés, mais le reste est vrai.
02 mars 2007
Page des curieux qui ont cliqué depuis le lien du 13 février
Bon, là, vous vous êtes un peu fait avoir.
Mais je ne vous laisse pas en plan après tous ces efforts, voici l'adresse : Il s'agit de http://www.avalemoi.com.
Mais vous êtes prévenus, c'est un site à la noix !